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Jeudi 15 mai 2008
Les chiffres de la croissance sont donc meilleurs que prévus.
La ministre de l'économie "jubile" (sic).

Seulement, si la croissance est supérieure à ce qu'on prévoyait, comment se fait-il que la majorité des Français n'en profitent pas davantage ? Pourquoi le pouvoir d'achat continue lui de diminuer ?

Qui jubile ?
par lofi publié dans : Politique communauté : Rassemblement de gauche...
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Jeudi 15 mai 2008

Une fois de plus, la semaine dernière, le président Sarkozy aura utilisé l'enseignement de l'histoire pour lancer un buzz forcément rassembleur.
Après la mémoire de Guy Moquet et celle des enfants morts en déportation, il s'agissait de faire l'unanimité autour de l'histoire de l'esclavage. Des thèmes sur lesquels il ne peut bien évidemment pas rencontrer d'opposition sur le fond. Mais à force d'utiliser toujours les mêmes ruses, le renard risque d'apparaître de plus en plus comme un loup.

Une fois de plus, la semaine dernière, la presse s'est bien montrée légère sur les questions liées à l'enseignement de l'histoire dans notre pays.
Après avoir repris l'étrange idée avancée par certains que la chronologie en serait désormais absente, les journaux se sont fait l'écho de l'annonce "révolutionnaire" de notre président : l'histoire de l'esclavage et de son abolition serait désormais enseignée en France !
Une simple vérification auprès des textes officiels aurait permis aux journalistes de s'apercevoir, entre autres, que :
- cet enseignement est bien prévu dans les programmes de l'école primaire de 2002 (ceux que l'on souhaite supprimer !)
- que la date de l'abolition de l'esclavage fait partie des repères au programme du brevet des collèges.

Amusant de constater cette absence de rigueur professionnelle au moment où les mêmes se sentent (à juste titre) heurtés par le projet du gouvernement d'instaurer à l'AFP une mission de "communication" politique en lieu et place de l'information. Sauf que dans le cas précis ...

Finalement, c'est le nouveau media qu'est internet qui aura joué son rôle grâce à un "contrôle citoyen" comme le faisait remarquer
la revue de presse de "Chronique éducation" de mardi dernier. Réaction sur le net qui aura incité plusieurs journaux à rectifier leur "information" inexacte de la veille (comme le stipule leur charte de déontologie .. elle aussi au programme des collèges !).

Voilà qui permettra au prof d'éducation civique que je suis aussi de renouveler mes études de cas sur les enjeux de l'information et l'éducation aux médias.

Il aurait pourtant suffit à l'un comme aux autres de souhaiter donner une place encore plus grande à l'enseignement de l'histoire de l'esclavage pour satisfaire le plus grand nombre sans tomber dans la démagogie et la caricature.
Pour ma part, je suis disposé à le faire en faisant par exemple étudier cette affiche que je ne connaissais pas (et que j'ai découverte grâce à l'excellent
blog de Guillaume, petit docteur ) : (cliquer dessus pour l'agrandir)
































Nu doute que les propos du gouverneur méritent une étude approfondie... non ?

par lofi publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Mardi 13 mai 2008
Je vous conseille vivement la lecture de l'analyse faite par Philippe Watrelot de la violence des débats sur l'école.
Certaines remarques s'appliquent parfaitement à ce qu'on peut parfois rencontrer sur ce blog.
par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 6 mai 2008

Après le drame de Meyzieu (un collégien qui a poignardé d'autres élèves), Philippe Meirieu a reçu des mails et une lettre anonyme lui imputant la responsabilité de cet événement... De courageux anonymes, se sentant pousser des ailes après les dernières déclarations belliqueuses de notre ministre se sont permis cette réaction dégueulasse.
 Eh oui ! En ayant participé comme pédagogue à la mise en place des élèves au centre du système scolaire, il aurait fait de ces derniers des petits tyrans que plus rien n'arrête. Sombre crétinerie à laquelle Sylvain Grandserre répond rapidement en affirmant l'inverse :

 
"C’est parce que les pédagogues, ont usé à la marge de leur liberté pédagogique pour aller vers une pédagogie de la liberté (circulation, expression, communication, création, tâtonnement, recherche, responsabilité) qu’ils ont patiemment élaboré et mis en place des dispositifs pertinents : code de la classe, permis à points, réglettes, passeports de circulation, ceintures de comportement, monnaie de classe, réunion de coopérative, conseils d’enfants, boîtes aux lettres, brevets, contrats individuels de réussite, « métiers », médiateurs, tutorat, délégués, etc. De Janus Korczak à Fernand Oury, en passant par Célestin Freinet, c’est justement dans des situations où il n’était plus possible de travailler que sont nées les techniques salvatrices. Comment peut-on faire croire que nous aurions abusé de tout cela quand, pour tant d’enseignants, ces pratiques restent totalement inconnues ? "
 
Le reste ici 

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 30 avril 2008
Hier notre ministre, délarait : 
"par un curieux paradoxe, plus ces mesures sont connues, plus on s'ingénie à dénoncer leur opacité. Plus elles sont progressistes et plus on les accuse d'être réactionnaires. Plus elles sont modernes et plus on les taxe d'être libérales. Plus elles sont populaires, plus on réprouve leur caractère prétendument populiste. Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole."
Pas réactionnaire, pas libérales, pas populistes.
Vraiment ?


Il précisait aussi qu'il voulait sortir de l'idéologie.
Vraiment ?


Discours de présentation des nouveaux programmes, Xavier Darcos, 29 avril 2008  Discours de Jean-Marie Le Pen à Dijon, 2007
On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets.


Je comprends, naturellement, que ce texte suscite des interrogations, car il marque une rupture assez nette avec les textes précédents, des textes dont l'ambition était sans doute sincère, mais qui restaient marqués par l'idéologie, l'emphase, et l'abstraction.
L’administration Centrale du Ministère de l’Education Nationale, - la plupart des syndicats de professeurs, - les Corps d’inspecteurs, - les directions et corps de formateurs des IUFM, peuplés des fameux didacticiens et autres spécialistes des soi-disant « sciences de l'éducation », - la majorité des experts des commissions de programmes,
tous ont relayé ce pédagogisme égalitaire à travers l’hexagone, et ont perverti des milliers d’enseignants, brisant la transmission des savoirs.

C’est cette nomenklatura de l’Education qui est la première responsable de la destruction de l’école.

C’est elle qui a pensé toutes les réformes mises en oeuvre depuis 30 ans, qui ont consisté : - à ne plus accorder de valeur au savoir - à faire jouer à l'école en priorité d'autres rôles que l'instruction et la transmission du savoir, - à mépriser les apprentissages fondamentaux, - à refuser les enseignements construits, explicites et progressifs, - à imposer des programmes fumeux et démesurément ambitieux.
 Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. L’école ne forme plus, n’instruit plus, n’éduque plus, coûte de plus en plus, et n’assure plus l’égalité des chances.
 

A la vérité, l’éducation Nationale ne semble plus tourner qu’au profit de quelques-uns : les enfants d’enseignants, bénéficiaires des mécanismes culturels de la reproduction sociale, et les jeunes d’origine immigrés, bénéficiaires des quotas, qui ne disent pas leur nom, à l’entrée de certaines Grandes Ecoles, comme Science Po.

On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves.





















A la vérité, les contribuables financent désormais un mamouth administratif, l’Education nationale, toujours plus lourd et toujours plus coûteux – 1,3 millions de personnes, 650 milliards de FF par an - pour des résultats toujours plus médiocres.

Songez, mesdames et messieurs, que ce budget a augmenté de 38% ces dix dernières années, alors que le nombre d’élève diminuait de 460.000 pendant cette même période.

Songez qu’entre 1990 et 2004, le coût annuel moyen d’un collégien a augmenté de 33 %, celui d’un lycéen de 50 %, et que pourtant, les résultats sont de moins en moins bons

Eh bien, j’en demande, moi des comptes !

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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"Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner" (Gaston Bachelard)

"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim" (Michel Tardy)

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