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Jeudi 19 juin 2008

Sur le site du CVUH, Laurence de Cock publie ses réflexions sur la fin programmée de la formation professionnelle des enseignants, en se centrant sur ceux d'histoie-géo-éd civique. Cet article est intéressant à plus d'un titre. Laurence de Cock y tord notamment le cou à cette idée absurde qu'un enseignement des pratiques pédagogques se fait forcément au détriment des savoirs disciplinaires. Elle montre au contraire que les unes ne peuvent être qu'au service des autres."Quoi qu’il en soit, nous dirons que ce qui se joue ici est la refondation d’une articulation problématique entre l’Universel républicain et la diversité des publics scolaires. En tant qu’adaptation réciproque entre des contenus de formation et des individus à former, la pédagogie ne peut être qu’au cœur des débats."(...) "Pour autant, la pédagogie n’est pas un outil en soi qui doit se penser déconnecté des savoirs à enseigner. Chaque discipline scolaire appelle en effet des pratiques d’enseignement spécifiques et il va de soi que l’ensemble des enseignants travaille régulièrement à ce tissage entre les contenus et les modalités d’apprentissage qui leur sont inhérentes. L’histoire-géographie-éducation civique, de ce point de vue, appelle des pratiques de classe intrinsèquement liées à la fonction originelle de cet enseignement : celle de l’élaboration de la citoyenneté à venir de l’élève." 
Surtout, elle montre combien le projet de suppression d'une formation professionnelle est à mettre en relation avec une certaine image de notre métier, et pire des objectifs assignés à notre enseignement "L’histoire-géographie est une matière première pour penser la société du présent et fournir des éléments explicatifs aux débats qui l’agitent. Les sciences humaines en général sont porteuses de controverses. Or la capacité critique relève de l’élaboration d’arguments qui permettent au mieux de nourrir cette controverse, au minimum de la comprendre en tant que telle. L’apprentissage des compétences argumentatives semble bien relever d’une citoyenneté davantage en adéquation avec le monde contemporain" donc avec un projet politique: "Pour l’apprentissage d’une citoyenneté critique ou d’une citoyenneté d’adhésion ?" "Ce qui se joue ici est bel et bien la nature de la citoyenneté projetée : s’agit-il de travailler à la responsabilisation de l’élève pensé comme futur acteur dans une « société critique »  ou de privilégier un rapport au politique envisagé sous la simple modalité d’une adhésion à des valeurs véhiculées par l’institution sur injonction de l’Etat ?"

L'article :
http://cvuh.free.fr/spip.php?article191

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 18 juin 2008

Ce qui fait souvent défaut à l'enseignement de l'histoire, c'est le sens.

Un bon exemple - si je peux dire - est l'acquisition de repères chronologiques forts par les collégiens. Cet apprentissage est sanctionné par un exercice au brevet de collèges portant sur l'ensemble des repères appris durant les quatre années de collège. 

Ainsi, il n'est pas rare en début d'année de 3ème de faire réviser les repères de 6ème, puis ceux de 5ème, enfin ceux de 4ème avant de passer au bachotage général en fin d'année. Inutile de préciser qu'un tel découpage n'a le plus souvent aucun sens ; pour preuve, certains repères passent d'une année à l'autre au gré de l'évolution des programmes.

Pourtant l'apprentissage de repères historiques est essentiel. Non pas pour les faire anonner bêtement mais pour comprendre les moments de rupture, les mutations sur le long terme, les continuités,  l'accélération de certaines évolutions ... etc

Alors, comment faire réviser les repères chronologiques en 3ème sans tomber dans le bachotage ?

J’ai tenté de donner du sens à l’apprentissage de ces repères en les regroupant autour de grands thèmes.

Les grouper ainsi aide en plus à leur mémorisation.

On peut distribuer et faire compléter :

- une fiche “guerres et empires” lors de l’étude de la 1ère guerre mondiale (ou la seconde)

- une fiche “démocraties et droits” en éducation civique lors de l’étude de la démocratie française

- une fiche “inventions” quand on aborde les trente glorieuses et leurs conséquences

- une fiche “chefs français” quand on étudie la Vème République ou les pouvoirs du président

- une fiche “religions” lors de l’étude du monde actuel et de ses tensions

Je ne prétends pas avoir trouvé LA solution mais bon nombre de collègues se sont appropriés cette démarche semble-t-il avec bonheur.

D'autres pistes comme des améliorations sont sans doute possibles, (c'est pourquoi j'attends vos critiques forcément constructives !) l'essentiel étant bien de donner du sens aux apprentissages en histoire comme ailleurs.

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 18 juin 2008
Le journal le Monde nous apprend qu'un rapport de deux inspecteurs généraux tenu secret  montre que la suppression de la carte scolaire va accentuer le phénomène de ghettoïsation dans l'Education Nationale.
Personnellement, nous n'avions pas attendu un tel rapport pour l'affirmer. Comment oser croire le contraire d'ailleurs ?
Mais n'était-ce pas tout simplement l'effet recherché ?
par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 17 juin 2008
Puisque toutes nos actions revendicatives sont suivies d'un silence voire d'un mépris assourdissant de la part de ceux qui nous gouvernent, il faut innover pour être entendus.

Je propose donc qu'à partir du 4 juillet prochain, nous fassions tous la grève ... des vacances.

Qui me suis ?
par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 17 juin 2008

Les organisations signataires expriment leurs plus vives inquiétudes sur l’avenir du recrutement et de la formation des enseignants. Elles condamnent l’absence de concertation préalable aux annonces. Elles dénoncent la disparition programmée des IUFM, alors que leur intégration dans l’Université décidée par la loi Fillon en 2005, n’est pas achevée et qu’aucun bilan n’a été réalisé. La formation des enseignants, qui doit être améliorée, est une des conditions de la réussite des élèves. En ce sens toute réforme engage l’avenir de l’Ecole. La « mastérisation » annoncée ne saurait servir de prétexte à des dégradations des contenus de formation, des conditions d’études ou du potentiel de formation et de recherche que représentent les IUFM. Il faut une volonté politique de maintenir un maillage départemental des IUFM avec l’ensemble de leurs personnels (enseignants-chercheurs, enseignants, BIATOSS…).

De même l’amélioration des traitements en début de carrière ne peut s’accompagner de la recherche d’économies sur les postes de stagiaires et du désengagement de l’Education nationale en matière de formation initiale.

Les organisations considèrent comme une régression l’annonce d’une formation professionnelle réduite à un simple compagnonnage. Enseigner est un métier qui s’apprend, il nécessite une formation, initiale et continue, disciplinaire et professionnelle de haut-niveau, en lien avec la recherche. Elle doit se dérouler dans le cadre d’une véritable alternance théorie-pratique, en relation avec les établissements scolaires. L’entrée dans le métier doit être progressive, accompagnée par des équipes de formateurs qualifiés. Ces exigences impliquent une élévation du niveau de qualification des enseignants et des CPE, une évolution des concours de recrutement et un développement de la recherche en éducation.

Les organisations signataires exigent le maintien du recrutement des enseignants dans des corps de fonctionnaires de l’Etat, par concours. Leur contenu doit permettre de vérifier l’acquisition de connaissances et compétences disciplinaires et professionnelles nécessaires à l’exercice du métier.

Elles demandent que l’unicité du niveau de recrutement soit maintenue entre les différents niveaux d’enseignement.

Elles affirment qu’il y a besoin de synergies entre les universités et les ministères concernés pour assurer un cadrage national des formations. Il est nécessaire de développer le vivier de recrutement, de promouvoir la mixité sociale et donc de proposer des aides, des pré-recrutements, des cycles préparatoires pour faciliter et démocratiser l’accès aux métiers d’enseignant et d’éducation. Les années de formation des enseignants doivent être prises en compte pour la retraite.

Les organisations signataires exigent qu’une véritable concertation soit consacrée à ce sujet avec tous les acteurs.

Elles appellent les personnels, les étudiants et la communauté éducative à se réunir, à débattre et intervenir massivement en faveur d’une formation de qualité.

FERC/CGT – FSU - SGEN/CFDT - UNEF – UNL - UNSA Éducation SNEP/FAEN - SNCL/FAEN – UNSENCGT - FERC SUP/CGT - SNPEFP/CGT - SNTRS/CGT - SEPIDOP/CGT - A&I/UNSA - SEA - SE/UNSA, SIEN, SNPDEN, SNPTES/UNSA - SUP’RECHERCHE - SNASUB/FSU - SNES/FSU - SNEP/FSU - SNESUP/FSU - SNETAP/FSU - SNPI/FSU - SNUIPP/FSU - SNUEP/FSU - SNUPDEN/FSU

Paris le 13 juin 2008

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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"Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner" (Gaston Bachelard)

"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim" (Michel Tardy)

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