Sur le site du CVUH, Laurence de Cock publie ses réflexions sur la fin programmée de la formation professionnelle des enseignants, en se centrant sur ceux
d'histoie-géo-éd civique. Cet article est intéressant à plus d'un titre. Laurence de Cock y tord notamment le cou à cette idée absurde qu'un enseignement des pratiques pédagogques se fait
forcément au détriment des savoirs disciplinaires. Elle montre au contraire que les unes ne peuvent être qu'au service des autres."Quoi qu’il en soit, nous dirons
que ce qui se joue ici est la refondation d’une articulation problématique entre l’Universel républicain et la diversité des publics scolaires. En tant
qu’adaptation réciproque entre des contenus de formation et des individus à former, la pédagogie ne peut être qu’au cœur des débats."(...) "Pour autant, la
pédagogie n’est pas un outil en soi qui doit se penser déconnecté des savoirs à enseigner. Chaque discipline scolaire appelle en effet des pratiques d’enseignement spécifiques et il va de soi que
l’ensemble des enseignants travaille régulièrement à ce tissage entre les contenus et les modalités d’apprentissage qui leur sont inhérentes. L’histoire-géographie-éducation civique, de ce point
de vue, appelle des pratiques de classe intrinsèquement liées à la fonction originelle de cet enseignement : celle de l’élaboration de la citoyenneté à venir de l’élève."
Surtout, elle montre combien le projet de suppression d'une formation professionnelle est à mettre en relation avec une certaine image de notre métier, et pire des objectifs assignés à notre
enseignement "L’histoire-géographie est une matière première pour penser la société du présent et fournir des éléments explicatifs aux débats qui l’agitent. Les
sciences humaines en général sont porteuses de controverses. Or la capacité critique relève de l’élaboration d’arguments qui permettent au mieux de nourrir cette controverse, au minimum de la
comprendre en tant que telle. L’apprentissage des compétences argumentatives semble bien relever d’une citoyenneté davantage en adéquation avec le monde contemporain" donc avec un projet
politique: "Pour l’apprentissage d’une citoyenneté critique ou d’une citoyenneté d’adhésion ?" "Ce qui se joue ici est bel
et bien la nature de la citoyenneté projetée : s’agit-il de travailler à la responsabilisation de l’élève pensé comme futur acteur dans une « société critique » ou de
privilégier un rapport au politique envisagé sous la simple modalité d’une adhésion à des valeurs véhiculées par l’institution sur injonction de l’Etat ?"
L'article : http://cvuh.free.fr/spip.php?article191
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Puisque toutes nos actions revendicatives sont suivies d'un silence voire d'un mépris assourdissant de la part de ceux qui nous gouvernent, il faut innover pour être entendus.
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