Après la palme d'or, c'est un bon point d'educpol (excusez du peu !) que reçoivent aujourd'hui Laurent Cantet et François Bégaudeau.
Pas pour le film (pas vu !), pas pour le livre (pas encore lu mais comme tout le monde, je vais me précipiter.)
Non ce bon point est mérité pour ce que j'ai pu lire dans les innombrales interviews données depuis hier soir.
Morceaux choisis :
"J'ai voulu montrer que l'école ne fabrique pas des crétins pour citer un livre dont je n'aime pas le titre." (Laurent Cantet)
"C'est plutôt un film à destination des vieux, si je peux me permettre. Il y a un discours sur la jeunesse qui est vieux comme le monde et qui a tendance à s'intensifier depuis quelque temps, à
savoir: les jeunes sont cons, les jeunes jouent au jeux vidéo, ils sont analphabètes, etc.», «Tous ces gens qui prétendent juger la jeunesse, qui représente quand même des millions de personnes,
en deux ou trois aphorismes, ça leur fera du bien de prendre des nouvelles de la jeunesse» «Elle est pas plus con qu'une autre. Moi, je la trouve plutôt plus finaude que ce que moi je connaissais
à leur âge. C'est vraiment essentiellement un film à l'usage des adultes, même si j'espère que plein de jeunes et d'enfants viendront s'amuser devant», (François Bégaudeau.)
Forcément, ce discours anti-finkielkrautien en énerve certains qui comme à leur habitude se laisent aller à des débordements qui montrent finalement à quel point leurs argumentation et leurs
positions sont bien fragiles face à leurs "collègues" qui n'ont pas abandonné une posture humaniste (ou tout simplement humaine) :
"En vérité je vous le dis : on parlera trois jours de Bégaudeau, puis quelques jours encore en
octobre — mais d'ici là, un collégien [...] aura poignardé son prof, et on s'apercevra que ce film est… de la fiction [...] je suis sûr que Bégaudeau y joue très bien : il réalise a
priori l'idéal du comédien selon Diderot — une structure vide dans laquelle un bon metteur en scène peut glisser n'importe quel rôle. L'idéal de la société du spectacle, quoi. Par ailleurs,
littérairement parlant, il se range tout naturellement dans cette théorie d'écrivains baudruches dont parle Pierre Jourde dans La Littérature sans estomac ." (Brighelli)
Faut-il vraiment commenter ?
Voilà qui me rend encore plus sympathiques les lauréats d'hier.
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