"par un curieux paradoxe, plus ces mesures sont connues, plus on s'ingénie à dénoncer leur opacité. Plus elles sont progressistes et plus on les accuse d'être réactionnaires. Plus elles sont modernes et plus on les taxe d'être libérales. Plus elles sont populaires, plus on réprouve leur caractère prétendument populiste. Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole."
Pas réactionnaire, pas libérales, pas populistes.
Vraiment ?
Il précisait aussi qu'il voulait sortir de l'idéologie.
Vraiment ?
| Discours de présentation des nouveaux programmes, Xavier Darcos, 29 avril 2008 | Discours de Jean-Marie Le Pen à Dijon, 2007 |
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On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir
l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Je comprends, naturellement, que ce texte suscite des interrogations, car il marque une rupture assez nette avec les textes précédents, des textes dont l'ambition était sans doute sincère, mais qui restaient marqués par l'idéologie, l'emphase, et l'abstraction. |
L’administration Centrale du Ministère de l’Education Nationale, - la plupart des syndicats de professeurs, - les Corps d’inspecteurs, - les directions et corps de formateurs des IUFM,
peuplés des fameux didacticiens et autres spécialistes des soi-disant « sciences de l'éducation », - la majorité des experts des commissions de programmes, tous ont relayé ce pédagogisme égalitaire à travers l’hexagone, et ont perverti des milliers d’enseignants, brisant la transmission des savoirs. C’est cette nomenklatura de l’Education qui est la première responsable de la destruction de l’école. C’est elle qui a pensé toutes les réformes mises en oeuvre depuis 30 ans, qui ont consisté : - à ne plus accorder de valeur au savoir - à faire jouer à l'école en priorité d'autres rôles que l'instruction et la transmission du savoir, - à mépriser les apprentissages fondamentaux, - à refuser les enseignements construits, explicites et progressifs, - à imposer des programmes fumeux et démesurément ambitieux. |
| Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. |
L’école ne forme plus, n’instruit plus, n’éduque plus, coûte de plus en plus, et n’assure plus l’égalité des chances. A la vérité, l’éducation Nationale ne semble plus tourner qu’au profit de quelques-uns : les enfants d’enseignants, bénéficiaires des mécanismes culturels de la reproduction sociale, et les jeunes d’origine immigrés, bénéficiaires des quotas, qui ne disent pas leur nom, à l’entrée de certaines Grandes Ecoles, comme Science Po. |
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On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000
élèves. |
A la vérité, les contribuables financent désormais un mamouth administratif, l’Education nationale, toujours plus lourd et toujours plus coûteux – 1,3 millions de personnes, 650 milliards
de FF par an - pour des résultats toujours plus médiocres. Eh bien, j’en demande, moi des comptes ! |
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