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Mercredi 30 avril 2008
Hier notre ministre, délarait : 
"par un curieux paradoxe, plus ces mesures sont connues, plus on s'ingénie à dénoncer leur opacité. Plus elles sont progressistes et plus on les accuse d'être réactionnaires. Plus elles sont modernes et plus on les taxe d'être libérales. Plus elles sont populaires, plus on réprouve leur caractère prétendument populiste. Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole."
Pas réactionnaire, pas libérales, pas populistes.
Vraiment ?


Il précisait aussi qu'il voulait sortir de l'idéologie.
Vraiment ?


Discours de présentation des nouveaux programmes, Xavier Darcos, 29 avril 2008  Discours de Jean-Marie Le Pen à Dijon, 2007
On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets.


Je comprends, naturellement, que ce texte suscite des interrogations, car il marque une rupture assez nette avec les textes précédents, des textes dont l'ambition était sans doute sincère, mais qui restaient marqués par l'idéologie, l'emphase, et l'abstraction.
L’administration Centrale du Ministère de l’Education Nationale, - la plupart des syndicats de professeurs, - les Corps d’inspecteurs, - les directions et corps de formateurs des IUFM, peuplés des fameux didacticiens et autres spécialistes des soi-disant « sciences de l'éducation », - la majorité des experts des commissions de programmes,
tous ont relayé ce pédagogisme égalitaire à travers l’hexagone, et ont perverti des milliers d’enseignants, brisant la transmission des savoirs.

C’est cette nomenklatura de l’Education qui est la première responsable de la destruction de l’école.

C’est elle qui a pensé toutes les réformes mises en oeuvre depuis 30 ans, qui ont consisté : - à ne plus accorder de valeur au savoir - à faire jouer à l'école en priorité d'autres rôles que l'instruction et la transmission du savoir, - à mépriser les apprentissages fondamentaux, - à refuser les enseignements construits, explicites et progressifs, - à imposer des programmes fumeux et démesurément ambitieux.
 Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. L’école ne forme plus, n’instruit plus, n’éduque plus, coûte de plus en plus, et n’assure plus l’égalité des chances.
 

A la vérité, l’éducation Nationale ne semble plus tourner qu’au profit de quelques-uns : les enfants d’enseignants, bénéficiaires des mécanismes culturels de la reproduction sociale, et les jeunes d’origine immigrés, bénéficiaires des quotas, qui ne disent pas leur nom, à l’entrée de certaines Grandes Ecoles, comme Science Po.

On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves.





















A la vérité, les contribuables financent désormais un mamouth administratif, l’Education nationale, toujours plus lourd et toujours plus coûteux – 1,3 millions de personnes, 650 milliards de FF par an - pour des résultats toujours plus médiocres.

Songez, mesdames et messieurs, que ce budget a augmenté de 38% ces dix dernières années, alors que le nombre d’élève diminuait de 460.000 pendant cette même période.

Songez qu’entre 1990 et 2004, le coût annuel moyen d’un collégien a augmenté de 33 %, celui d’un lycéen de 50 %, et que pourtant, les résultats sont de moins en moins bons

Eh bien, j’en demande, moi des comptes !

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 29 avril 2008
Puisqu'il est plus que jamais question de revenir à l'instruction civique et morale ...   (merci Theo)

Florilège de citations extraites de "LA GLOIRE DU CERTIF" de Michel JEURY


La plus profonde séparation sociale est celle des gens sales et grossiers d'avec les gens propres et polis. Déjà beaucoup d'ouvriers préfèrent leur vie indépendante, simple, à la vie compliquée des riches, esclaves de leur propriété et qui ont besoin de domestiques.[1]

Le riche vit avec plus de difficulté que le pauvre[2]... dont la bonne conscience est la meilleure amie qui jamais ne l'abandonne[3]. Le mauvais emploi de la richesse mène tôt ou tard à la ru!ne. Travail et économie à l'aisance et à la fortune[4].


Puisque or et grandeur sont incapables d'apporter le bonheur et la fortune accompagnée de tels soucis, le détachement des biens de la terre n'est pas seulement vertu mais habile calcul. Acceptons joyeusement la médiocrité qui ne prive que du superflu et libère du souci des grandes richesses[5]. Assurés du lendemain, libres, dignes, le temps du travail diminué de façon que nul ne soit écrasé, en quoi les travailleurs auraient‑ils besoin d'argent ? S'ils savent dédaigner le luxe sot et la vanité, leur vie saine, énergique, intelligente, sera supérieure à celle des plus cossus. Misère et paupérisme sont des maladies de la volonté. [1]


Le paresseux qui mendie et l'oisif qui dépense sans avoir gagné sont des exceptions que le progrès de la civilisation fera disparaître. Le travail est la loi de l'homme[6]. Il comprend que le partage des biens serait une chimère, une iniquité sociale... [7]


J'obéis à mes chefs ‑ la France et la République me parlent par leur bouche... Soyez poli avec tout le monde, surtout envers les vieillards et les autorités.[4]


La difficulté, en écrivant à un inférieur est de ne jamais le froisser... Si les relations sont suivies et cordiales on peut mettre "Ma bonne Madame Paulin" ou "Mon bon Gustave"[8].


Le bon citoyen n'a rien à craindre, on ne lui demande pas plus qu'il ne faut et nul emploi illégitime ne peut être fait de ses fonds[9]. Il paie ses impôts tranquillement il sait son argent bien utilisé. Il se fait tuer joyeusement; il sait qu'il ne sera pas mort pour rien.


Des charges écrasantes pèsent sur nous du fait des vagabonds, des coureurs d'hôpitaux et de prisons, des mendiants, des voleurs, des ouvriers de mauvais métiers, des journalistes de bas étage et parasites de tous ordres que nous entretenons à grands frais1. Diminuez d'abord l'armée des fonctionnaires... Ne gaspillez pas l'argent de l'Etat[10]


S'ils ne sont que le tiers de l'humanité, les Blancs, par leur intelligence supérieure, leur esprit d'invention, leur morale plus élevée, leurs religions plus pures et plus nobles, la force de leurs armes perfectionnées, de leurs machines supérieures sont les rois de l'univers[11]. La race blanche est la plus parfaite des races humaines[12]. Les plus forts et les plus intelligents sont les Européens[13]. Les Français ne sont pas venus copier les mauvaises habitudes des indigènes mais leur communiquer les mœurs d'une civilisation supérieure11.


La race en danger : après les saignées de la guerre, nous sommes obligés d'avoir recours à la main-d'œuvre étrangère dans des proportions effrayantes... Oui c'est pour défendre et conserver la race que nous avons accepté ces meurtres et ces tueries que nous n'avons pas voulus. Il ne faut pas nous laisser submerger par les masses barbares. Il faut que partout nous soyons leurs chefs et leurs instituteurs. La France doit être une nation de "cadres"... Le ministre de l'agriculture doit veiller à ce que notre sol nous donne tous les produits que l'étranger nous vend à des prix énormes.12


Supprimer les frontières ! mais aussitôt la France se couvrirait d'un ramassis d'étrangers, avides de ses richesses, de l'exploiter dans le plus mauvais sens du mot. Et lorsque tous ces vampires exotiques l'auraient saignée à blanc, la fraternité des peuples se traduirait par des calamités que l'imagination n'ose concevoir. Ce serait du propre, en vérité ! [14]


Conjugaison orale: "si tu travaillais, tu ne demanderais pas l'aumône" aux deux formes du conditionnel passé ; "être augmenté par son patron" au conditionnel passé 1ère forme.[15]


Orthographe. ‑ Le soir, dans son lit, Nicole a lu des histoires de nègres. La nuit elle rêve : des sauvages à la mine effrayante entrent dans sa chambre. [16]


Arithmétique ‑ 3 compagnies de soldats Français ont attaqué un camp d'Arabes et pris 651 moutons, 48 bœufs, 57 mulets et 39 chameaux : part de chacune dans le butin ? [17]

Partager 9 000 Fr. entre 1 homme, 3 femmes et 5 enfants de manière que chaque femme reçoive 3 fois autant qu'un enfant et l'homme 2 fois autant qu'une femme[18].


Composition ‑. Décrire une famille de bohémiens ou de vagabonds errants... Que doit‑on penser de ces gens ? Pourquoi faut‑il s'en éloigner ?[19]


Nous, les plus âgés de l'école, rédigeons et proclamons notre promesse de camarades‑chevaliers... Prendre sous notre sauvegarde nouveaux, faibles, infirmes, arriérés, orphelins, étrangers, surtout les petits de l'Assistance publique et les filles s'il y a lieu[20]. Le suffrage est universel. Il est même question de donner le droit de vote aux femmes10.


Combien de jeunes femmes, par paresse de réfléchir, ne prévoient rien et font le déjeuner au dernier moment. Quand le mari arrive la viande, crue à l'intérieur, est brûlée en surface1. Très ignorante en cuisine, elle ne sait pas faire la moindre sauce. Le dîner est détestable et Victor, bien mécontent, ne tardera pas à aller manger au cabaret....[21] L'homme revient avec déplaisir dans une maison malpropre, en désordre, où on ne fait aucun préparatif pour son retour : il ne tarde pas à l'abandonner pour le café ou le cabaret. Faire un gentil intérieur, voilà le devoir des femmes. Les paresseuses qui ne savent pas manier gaiement le savon et le battoir, qui ont du linge malpropre, un tablier ignoble, un corsage dégoûtant, sont justement punies par la fuite au cabaret du mari écœuré1.


Occupons-nous d'abord d'enseigner la natation aux garçons car le vêtement des femmes ne leur permet guère de secourir les autres dans l'eau[22]. Dans les écoles de filles, n'y aurait-il point avantage à rendre les leçons plus brèves … à l'inverse pour les garçons qui montrent une durée d'attention sensiblement plus longue[23].


La meilleure amie des jeunes filles, c'est l'aiguille : à coudre, à broder, à tricoter…[24]


Cette année, nous ne sommes guère sorties, de nos études, de le maison et du cercle de famille. Il ne faut pas le regretter : c'est la vraie place des femmes [21]





[1] La Morale à l'école Jules Payot A. Colin 1925 (11ème Edition)

[2] Exercices gradués de grammaire et d'orthographe M. Sarradon Delagrave 1868

[3] Premier Livre de l'adolescence M. Delapalme Hachette 1872

[4] La Première Année d'instruction morale et civique. Notions de droit et d'économie politique P. Laloi A. Colin

Edition 1885

[5] Recueil de lectures expliquées Certificat des Etudes Primaires Edition Mames et fils 1913

[6] La lecture hebdomadaire J. Dutilleul et A. Ramé C.M. 1902 Librairie Classique André Guédon

[7] Exercices de style et de composition M.Rauber, édition Nathan –1929 "Un bon citoyen" : sujet traité.

[8] L'école du bonheur, enseignement ménager total – Mme Foulon-Lefranc et G.Laurent Editions Magnard 1925

[9] Livre de lecture, cours moyen E.Cazes éd. Delagrave vers 1920

[10] Le livre du maître pour l'éducation et l'instruction civique André Maillet, Nathan 1927

[11] Yvan Gall, le pupille de la marine – Gabriel Compayré Librairie Delaplane vers 1900.

[12] Le Tour de France par deux enfants G. Bruno – Belin 1875-1914

[13] Grammaire française. J. Duchousset CE Hachette 1902

[14] De tout un peu – Lecture courante C.M. - J.B. Tartière Larousse 1900

[15] Le Français par les textes V.Bouillot Hachette 1911 (pour les cours complémentaires et les cours moyens)

[16] Le livre unique de Français L.Dumas Hachette 1928 CM et 1934 CE

[17] Traité d'arithmétique théorique et pratique Eysséric Editions Tandou et Cie 1865

[18] L'arithmétique des écoles primaires Désiré André Belin 1864

[19] Suzette – livre de lecture à l'usage des jeunes filles Marie Robert Halt Librairie Delaplane vers 1900

[20] Sur le droit chemin. Lecture et morale par L.Leterrier et R. Bonnet Delagrave 1945.

[21] La première année d'économie domestique R.E. Chalamet A. Colin 1900

[22] Manuel général de l'instruction primaire Hachette 1879.

[23] Pédagogie générale L. Augé Bibliothèque des écoles normales Delagrave 1934

[24] Livre de lecture CM E. Legouvé
par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Lundi 28 avril 2008
L'école, le collège, le lycée… n'aiment pas l'écrit sauf pour sélectionner.

La parole règne en maître.
Tout au moins celle de l'enseignant.

Il n'est que de passer dans les couloirs d'un établissement (il n'est nul besoin d'écouter aux portes) pour s'en rendre compte.

Car, pour l'élève, c'est un peu différent.

Le cours dit "dialogué" est l'alibi du cours magistral, dédié par définition à la parole professorale : Le professeur pose des questions et attend une réponse précise. Les errances sont écartées parfois avec ironie, le temps est limité et le nombre d'interrogés, trop souvent les mêmes, est réduit, car il importe de revenir aux choses sérieuses : la parole du Maître.

Quant aux questions que l'élève se pose elles sont presque toujours renvoyées à ce moment mythique que personne n'a jamais fréquenté : la fin du cours. Il en est de même de ce que pourrait apporter un échange entre élèves dans la classe, soit en public, soit en petit groupe. Que pourrait-il en effet apporter à lui-même, à la classe, au savoir, aux processus de transmission du savoir ?

Cette occupation du temps par la parole ne laisse guère de place à la production écrite personnelle de l'élève (la prise de notes et le cours dicté n'en font pas partie). Alors qu'au moins un tiers du temps devrait lui être consacré, avec accompagnement individualisé par le professeur ou monitoral si cette pratique était connue.

Il ne faut pas croire que ces coutumes n'ont pas d'objectif politique au sens large.

Il s'agit d'habituer l'enfant à un mode d'expression dominant la vie des adultes : la parole, celle du patron, celle du dirigeant politique ou syndical, celle de celui qui est capable d'intervenir dans toute réunion quelle qu'elle soit. Faute d'habitude il sera "empli comme une cruche". Car s'il est difficile de prendre la parole en public , l'encouragement à le faire, qui est de mise dans ces réunions à prétention démocratique, n'est qu'une forme de la double injonction: "parle, mais gare à toi". En effet, il est encore plus difficile de porter la contradiction qui entraîne automatiquement une certaine réprobation du public, réprobation que renforce la frustration pour avoir occupé le temps que moi, petit participant, j'aurais pu occuper si je ne m'en étais pas senti indigne.

Les techniques d'animation des groupes qui pourraient favoriser l'expression individuelle ne sont pratiquement pas mises en œuvre, voire déconsidérées comme technicistes, dans la grande majorité des cas elles sont surtout utilisées pour assurer la mainmise de quelques  uns sur la réunion.

Libérer la parole, voilà le danger.

Mais ce qui est encore pire c'est l'expression écrite.

L'histoire nous montre que l'écrit a toujours été soumis à la censure, rien n'aurait changé sans la Bible, l'Encyclopédie, les Cahiers de Doléances, Le Capital, les slogans de Mai 68…et c'eût été très bien ainsi c'est ce que pensent ou ont pensé l'église, la noblesse, les bourgeois, les politiciens, les anti-pédagogistes, j'en passe et des meilleurs.

Cet écrit que l'on ne peut maîtriser que par une pratique constante et régulière en classe d'abord, dans la vie ensuite et surtout dans la vie politique de citoyen.

Cet écrit que l'on ne peut s'approprier que par une citation, un slogan qui résume bien ce que l'on a quelque difficulté à exprimer dans une manif ou dans une réunion. Cet écrit qui ouvre les voies diplômantes par des pratiques codées de dissertations, de mémoires ou de thèses, voies qui donnent droit à une parole elle aussi codée. Heureusement que la ségrégation sociale veille, avec en plus un fort ralentissement de l'ascenseur social.

Où irions-nous si les murs avaient la parole ? L'école, les partis, les pouvoirs l'ont bien compris qui ont mis hors la loi graffitis et dazibaos.

Où irions-nous si chacun pouvait avoir accès à la presse ? Les journalistes experts veillent.

Qu'est-ce qui a donc pris à Ségolène Royal d'encourager l'oral dans les réunions par la démocratie participative ?

C'est d'autant plus dangereux que se développe la pratique des blogs qu'elle encourage aussi. Voilà un outil particulièrement néfaste. N'importe qui peut en ouvrir un, sur n'importe quel thème, y dire ce qu'il veut, appeler ses semblables à le critiquer, à proposer des alternatives. Circonstances aggravante, on accepte les rédactions approximatives, les orthographes fantaisistes si bien que, peu à peu, par l'exercice, chacun progresse dans la maîtrise de l'expression écrite et on ne peut plus l'arrêter dans cette découverte de sa capacité à s'exprimer, à comprendre les autres, à échanger, bref à communiquer. Ce que l'école n'avait pas fait et que les organisations professionnelles, syndicales, politiques n'ont fait qu'à la marge.

Après une longue éclipse d'appartenance à un parti (quitté pour cause de limites à s'exprimer) je viens de retenter l'expérience. Encouragé par SR  (voir ci-dessus) je pensais que le PS avait enfin tiré la leçon des deux branlées qu'il venait de prendre en 2002 et 2007 et que les militants allaient retrouver un pouvoir qu'ils n'auraient jamais dû laisser échapper au profit de bonnes âmes.

L'élection municipale locale était imperdable, mais le parachutage de la tête de liste, le confinement à un petit groupe fermé de la conduite de la campagne excluant la consultation des militants, fut la chronique d'un échec annoncé, le soutien populaire ayant choisi l'abstention faute d'avoir compris à quel point les oligarques n'avaient en vue que leur bien.

Singeant les pratiques des dirigeants nationaux qui avaient si bien conduit à l'échec, ils ont, à ce jour, une sainte horreur de l'écrit, en appellent à la discipline du parti, ne supportent pas que le bilan du processus qu'ils ont mis en œuvre soit analysé et, comme tout bon enseignant, n'admettent aucune responsabilité dans l'échec, dans leur échec. Aussi demandent-ils que l'on s'en tienne aux assemblées générales… (voir ci-dessus). A ce petit jeu, Sarkozy sera toujours vainqueur, sa dernière intervention télévisée en est la preuve. Que les dirigeants de gauche attendent des susucres, Besson, Kouchner, DSK ont bien ouvert la voie.

 

Quod erat…comme quoi la politique conduit à la pédagogie et vice versa.

par rhumbs publié dans : Politique communauté : Politique Directe
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Jeudi 24 avril 2008

 

J'ai assisté hier au forum des équipes d'enseignants innovants de l'académie de Lille.

Des collègues modestes, qui n'écrivent pas de livres, qui ne passent pas à la télé mais qui cherchent à faire toujours mieux là où ils travaillent que ce soit  en primaire, en collège, en zone d'éducation prioritaire souvent, en lycée, en LP.

Ils ont fait part de leurs expériences, de leurs réussites, de leurs limites, du soutien ou non de leur hiérarchie, du regard bienveillant ou non de leurs collègues mais toujours la même volonté de susciter le plaisir dans l'apprentissage..

Le thème de la rencontre était " lutter conter le décrochage, favoriser la réussite"
De toutes les interventions que j'ai entendues, j'ai pu extraire deux invariants, deux pistes d'amélioration qui revenaient à chaque fois, parfois les deux dans la même action :
- le décloisonnement
- l'accompagnement individualisé de l'élève.

En les écoutant, je pensais à la critique qu'on ose souvent faire à ceux qui innovent ainsi : délaisser les savoirs. C'était tout le contraire qui transpirait de leurs propos ;  toujours rechercher à faire acquérir les savoirs au plus grand nombre, en passant par des démarches nouvelles ... qui heurtent parfois les tenants de l'immobilisme
.

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 22 avril 2008

Que retenir de l'émission de dimanche sur France 5?
- les difficultés du ministre à défendre des positions qu'on lui a imposées (les réductions de postes) et d'autres qu'il a prises sous la pression de lobbies amis et auxquelles il ne semble pas trop croire lui-même.
- les interventions toujours perspicaces de Davidenkoff, soucieux de ne pas tomber dans un débat stérile bloc contre bloc mais sachant reconnaître là où se trouve la malhonnêteté intellectuelle. (c'était un peu le JPD de l'émission !)
-  Ph. Meirieu, soucieux de démonter les propos caricaturaux, de proposer là où certains ne rêvent que de détruire, et rappelant à plusieurs reprises à juste titre que ce qu'il propose n'a que rarement ou peu été mis en place
- Jack Lang dans son rôle de politique, cadrant essentiellement son discours sur la baisse des moyens et sur la nécessaire reconnaissance des enseignants



L'émission  a eu au moins et surtout  le mérite de montrer la limite des "idées" des républicains auto-proclamés. C'est peu dire que leur prestation n'a pas convaincu. Il suffit d'aller visiter leur sites pour s'en convaincre. D'habitude, après chaque passage télévisé, on a droit à un bel article d'autosatisfaction sur Bonnet d'âne. Que nenni cette fois-ci. Bien au contraire, certains des partisans osent pour une fois critiquer le maître, et des contradicteurs osent même un retour là où on les considère comme parasites  "à brûler sur la place publique" (dernière proposition de Brighelli ce jour). 
Nous avons eu droit à une argumentation ardue "Ne cassez pas le thermomètre !" ,"tous les problèmes viennent de la loi de 1989" ,"il ne faut plus que la sélection soit un tabou" (en évitant soigneusement de préciser ce qu'on ferait des "non-sélectionnés".

Deux passages ont plus particulièrement attiré mon attention. Deux propos qui justifient pleinement l'appellation de  "populisme scolaire" qui énerve tant Natacha Polony. L'une des caractéristiques du populisme est de jouer sur les peurs en utilisant  manipulations, approximations, caricatures, ou tout simplement mensonges.


"17 % des élèves de 6ème de savent ni lire ni écrire" (J-P. Brighelli)
Rappelons qu'il s'agit ici de la définition de l'analphabétisme.
Si on en croit J-P. Brighelli, la France possède donc un taux d'analphabétisme des jeunes trois fois supérieur à celui du Brésil, ou encore similaire à un pays développement comme la Tunisie (qui doit faire face à une très forte proportion de jeunes dans la population totale).
Je rappelle souvent à mes élèves (qui ne savent ni lire ni écrire !) quand ils rédigent d'éviter les exagérations, les raccourcis. Messieurs Lang et Darcos ont -à juste titre- parlé, eux, de 17 % d'élèves en grande difficlulté.
Pour le second, c'était la faute aux programmes de 2002 ... certains élèves de 6ème ont donc dû sauter trois classes puisque les élèves qui ont "subi" ces programmes sont actuellement en CE2  !


" Le bac ne vaut plus rien" (N. Polony).
De nouveau cette fâcheuse habitude à dénigrer un savoir, une compétence, un diplôme dès qu'il est partagé par le plus grand nombre.
La réussite à l'examen du permis de conduitre a sensiblemnt accru de la même manière que celle du bac. Qui oserait prétendre que l'examen du code de la route aujourd'hui ne vaut rien par rapport à ce qu'il était il y a trente ans ?
Puisqu'il ne vaut plus rien, on pourrait donc demander aux plus anciens de passer les épreuves du bac actuel, ils devraient le réussir très facilement selon Mme Polony.
Chiche ? Prenons un sujet au hasard (celui cité par G. de vecchi dans son dernier libre), oral, en biologie : 
" On cherche à comprendre l'origine de 3 hormones hypophysaires : la LH, la FSH, la TSH et de l'HCG. A partir d'une exploitation structurée des documents fournis, montrez que les gènes qui codent pour ces hormones appartiennent à une même famille multigénique. Expliquez le processus de création de ces gènes au cours de l'évolution : vous pourrez illustrer votre réponse par un ou plusieurs schémas. L'interrogation dialoguée prolongera le sujet en abordant, entre autres, les rôles des gonadostimulines chez les femelles, le rôle de l'HCG dans la procréation, la notion de famille multigénique, le processus de création de gènes à partir d'un gène ancestral, l'intérêt que peut
présenter ce processus au cours de l'évolution.
Temps de préparation : 15 minutes.
Durée de l'interrogation dialoguée : 15 minutes.
Document 1 :
Rôle des hormones citées : La LH, la FSH, la TSH et l'HCG.
Document 2 : Composition chimique des hormones (séquences polypeptidiques des différentes chaînes).
Document 3 :
Localisation des gènes impliqués sur les chromosomes et informations sur la possession des gènes impliqués dans les différents groupes de vertébrés permettant de construire l'arbre phylogénétique "
Mais puisqu'on vous dit que le bac ne vaut plus rien, que vos enfants sont, malgré leurs années d'études et leurs diplômes, de somptueux crétins.

Comme Emamnuel Davidenkoff l'a fait pendant l'un des rares plaidoyers qu'a osé  Brighelli pendant l'émission, mieux vaut en rire de bon coeur... quoique.


par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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