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Dimanche 29 juin 2008

Ah, la motivation de nos élèves ou plutôt leur absence de motivation ! Problème récurrent en salle des profs, en salle de classe, en conseil de classe, en réunion parents-profs.
Mais comment faire ? Peut-on raisonnablement motiver nos élèves ?
On peut plus modestement éviter de les démotiver.
De mes lectures d'ouvrages sur le sujet (peu nombreux), de mes obersations dans mes classes (plus nombreuses), j'ai pu tirer quelques conclusions sur ce sujet.
La motivation est avant tout un processus interne ; notre action est donc forcément limitée - ce qui ne signifie pas qu'on ne peut rien faire pour amener un élève à se motiver aux "choses" scolaires.


- les sources de motivation interne -

Deux conceptions déterminantes
pour la motivation d’un élève :
- sa conception de l’intelligence (une donnée stable et définitive : « si je rate, c’est parce que je suis bête ! » ou au contraire quelque chose que l’on peut développer : « je suis responsable de mes échecs et de mes réussites, je peux progresser si je m’y prends autrement »)
- sa conception des buts de l’école (un lieu d’apprentissage et d’épanouissement ou un lieu de sélection / un élève acteur ou un élève calculateur)

Trois conditions de la motivation pour prendre part à une tâche
- la perception de la valeur de la tâche par l’élève (son importance, son utilité, son intérêt)
- la perception qu’a l’élève de la "contrôlabilité de la tâche" (le sentiment qu’il peut agir sur le déroulement et les conséquences de l’activité)
- la perception de sa compétence (son auto-évaluation de sa capacité à réussir l’activité = l’image de soi)


- Agir dans sa classe pour motiver  -

« On ne motive pas quelqu’un, mais on peut l’aider à se motiver »

4 facteurs en classe agissent sur la motivation :
- Les activités d’apprentissage : Une activité motivante doit offrir un défi à relever aux élèves, leur permettre de faire des choix et favoriser la collaboration entre eux. Les objectifs et consignes doivent être clairs. L’activité doit leur permettre d’utiliser leurs connaissances acquises et doit si possible conduire à un produit fini.
- L’évaluation : L’évaluation constante mobilise certes les plus forts mais démotive les plus faibles. Pour motiver tout le monde, il est souhaitable de :
. prévoir des objets d’évaluation qui permettent de constater les progrès accomplis plutôt que l’écart à une norme
. commenter plutôt que noter
. inciter les élèves à s’auto-évaluer
. susciter la collaboration plutôt que la compétition
- Le système de récompenses et de punitions :  Récompenser les élèves pour des activités qu’ils jugent d’emblée intéressantes est inutile mais peut en plus pour certains entraîner la démobilisation. La récompense peut susciter la motivation à court terme mais pas à long terme car elles empêchent les élèves à prendre des risques par peur de les perdre (c’est le cas des élèves qui se contentent du minimum)
- l’enseignant lui-même : Il est nécessaire d’accorder de l’attention aux élèves démotivés (et jugés plus faibles) :
en leur exprimant notre confiance en leur capacité à réussir
en évitant de réer des situations de compétition
en évitant de les réprimander pour leurs échecs devant leurs camarades
en évitant de leur exprimer de la « pitié » devant un échec
en démontrant notre l’enthousiasme à leur enseigner !


Une courte bibliographie pour aller plus loin …

Sur la motivation en général :
Rolland Viau, La motivation en contexte scolaire, De Boeck
Jacques Tardif, Pour un enseignement stratégique, Editions Logiques
Cécile Delannoy, La motivation, CNDP, Hachette, 1997

Des articles (témoignages et exemples concrets) :
Les Cahiers pédagogiques n° 429/430, Cette fameuse  motivation, janv-fév 2005
Les Cahiers pédagogiques n° hors série, La motivation, mars 1996
Les Cahiers pédagogiques n° 410, À quoi sert l’école, janvier 2003

Sur les situations-problèmes :
Gérard de Vecchi & Nicole Carmona-Magnaldi, Faire vivre de véritables situations-problèmes, Hachette Education, 2003
Alain Dalongeville & Michel Huber, (Se) former par les situations-problèmes, des déstabilisations constructives, Chroniques Sociales, 2000

Et l’incontournable :
Gérard de Vecchi, Aider les élèves à apprendre, Hachette Education, 2003

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Mercredi 25 juin 2008
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Mardi 24 juin 2008

Le bilan de l'expérimentation des livrets de compétence du socle commun dans notre collège, que nous avons fait parvenir à notre chef d'établissement pour le faire remonter à la DEGESCO et à l'Inspection Académique.

I- Les items du livret

Culture humaniste

Remplacer l’item n°1 « Lire, comprendre et …. graphiques » par « Tirer des informations de différents supports : image, cartes, textes, graphiques et les mettre en relation »

 

II- Livret et grille de références : évaluation et validation

Le livret

- L’évaluation -

On s’est appuyé sur les situations habituelles d’évaluation.

On y a fait apparaître les compétences évaluées  notamment lors du brevet blanc.

 

Nous avons utilisé des grilles d’évaluation de compétences

 

En histoire-géographie-éducation civique

 

Ø      une grille d’évaluation pour le niveau 3ème.

Elle reprend tous les éléments du socle exigibles en fin de 3ème pour le pilier 5 « culture humaniste » en histoire-géo + la possibilité (dans les cases blanches) d’y intégrer quelques éléments des autres disciplines car ilnous semble qu’on peut aisément faire des ponts avec celles-ci dans ces matières …

On la distribue aux élèves en début d’année. A eux de la compléter au fur et à mesure qu’on leur rend des évaluations. Le prof ne complète que sur le contrôle.

On a privilégié un code noir et blanc, ce qui nous permet de faire photocopier régulièrement la grille pour nous. On peut ainsi ré-évaluer les élèves sur ce qu’ils n’ont pas acquis et  modifier la « noirceur » de la case en conséquence. (on est bien là dans la logique du socle commun = faire acquérir à tous les élèves, mais pas forcément à tous en même temps !)

La faire remplir par l’élève peut lui permet de percevoir ses acquis et ses manques au fur et à mesure en vue de l'acquisition du socle

 

Ø      une autre possibilité testée cette année pour le niveau 6ème.

Même démarche que précédemment mais cette fois-ci par le biais d’une cible et non plus d’un tableau (plus facile peut-être pour des élèves de 6ème)

Un jour par semaine, les élèves de 6ème ont eu un test de 5 minutes sur une des cartes à savoir. Certains ont déjà colorié 5 « parts de camembert » quand d’autres n’en sont qu’à deux mais tous savent que tout doit être colorié pour le mois de juin. Aussi, les « retardataires » demandent quel test ils souhaitent repasser quand ils le veulent.

On peut sur le même modèle créer des cibles pour toutes les compétences du pilier 5.

 

En langues vivantes : Les items semblent fort réducteurs dans leur libellé. L'évaluation des élèves s'est faite sur des bases plus précises. Mais les parents ont-ils besoin d'un jargon aussi technique?


En Français
: Une grille d'évaluation pour le niveau 6ème d'après les grilles de références a été réalisée et utilisée dans une classe de 6ème.


En SVT
: Une adaptation des 3 paliers pour une grille d'évaluations des 4 niveaux.


En mathématiques
:  Une grille d'évaluation pour le niveau 3ème d'après les grilles de références.

 

Evaluation formative : en cours d’apprentissage, l’habitude a été prise de préciser (ou de faire préciser par les élèves) quelle compétence du socle est travaillée. Une démarche d’auto-évaluation peut-être envisagée à ce stade.


Pour les items qui nécessitent des regards croisés
, notre réflexion n‘est pas aboutie. . le rôle du professeur principal sera sans doute primordial dans la « collecte » des évaluations de ces items.

Toutefois, nous avons remarqué que bon nombre de ces items figuraient sur la fiche d’évaluation commune utilisée en Itinéraire De Découverte dans notre collège. (leur remise en cause semble par ailleurs contradictoire notamment avec les piliers 6 et 7.)

De plus, nous projetons une gestion informatique de nos fiches d’évaluation, ce qui devrait rendre plus pratique les évaluations croisées.



- La validation -

Elle s’est faite à partir des fiches d’évaluation utilisées dans les différentes disciplines. Notre projet est d’informatiser les grilles de manière à ce que la validation se fasse en temps réel, au fur et à mesure de l’année.

 

Les grilles

 

Nous sommes partis de ces grilles pour bâtir les nôtres.

 

Elles nous paraissent toutefois inégales selon les piliers. Elles sont complètes et adaptées quand la s’agit de compétences mais beaucoup plus difficiles à utiliser quand elles listent des connaissances factuelles. Dans le pilier 5, viser plus souvent la maîtrise de concepts plutôt que des faits nous semblerait plus pertinent et plus facile à adapter à une évaluation par compétences. (C’est parfois le cas  ex : « notion de guerre totale » mais trop rarement).

 

Il manque surtout une indication essentielle à ces grilles qui risquent d’engendrer de grande disparités d’un établissement à l’autre : à partir de combien de résultats positifs valide-t-on une compétence ?

Cette question nous a amené à envisagée un palier supplémentaire dans nos grilles : « compétence confirmée »

 

Nous  avons pu également repéré que certains des compétences sont présentes dans plusieurs piliers sous un vocable différents ex : item n°11 du pilier 3 et l’item n°1 du pilier 5. Faut-il prévoir un nouveau pilier transversal sur la lecture et le prélèvement des informations ?

Cette constatation rejoint par ailleurs le fait que le livret est sans doute trop disciplinaire. On aurait pu créer un livret centré sur les compétences auxquels les disciplines se seraient rattachées plutôt que le choix contraire qui a été visiblement fait.


Il nous paraît souhaitable de construire un modèle unique de grilles adaptable à chaque pilier afin d'en faciliter l'usage par les élèves.

 

 

III- Communication avec les élèves et les familles

Les élèves n’ont pas été perturbés par ces livrets car certains professeurs du collège travaillent depuis quelques années avec des grilles et une évaluation par compétences (en svt, langues, hist-géo, EPS,)

 

IV- Autres remarques


On nous a demandé en fait d’expérimenter un outil de validation qui arrive normalement en en fin de parcours.

Il ne faudrait pas réduire le socle commun à une seule évaluation par compétences. La logique du socle - auquel nous tenons- est bien de parvenir à faire maîtriser à TOUS les élèves ce dont on ne peut se passer. En cela, le socle proposé nous semble bien trop ambitieux (peu d’adultes du collège le maîtrisant eux-mêmes !).

La formation continue doit pouvoir apporter aux enseignants des pistes pour des pratiques pédagogiques et des organisations nouvelles de l'esneignement leur permettant d'atteindre cet objectif.
par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 24 juin 2008
Sylvain Grandserre a participé, en compagnie de Dominique Sénore, Rita Jedynak (responsable syndicale) et Alain Mougniotte (professeur d'université et formateur à l'IUFM) à un numéro de l'émission QUESTIONS DE PARENTS de la chaîne éducative CAP CANAL. Il s'agissait d'essayer de répondre aux interrogations des familles sur l'évaluation à l' école.
par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Jeudi 19 juin 2008
Xavier Darcos a été auditionné hier par l'Assemblée Nationale.
Question sur la SCOLARISATION À 2 ANS du député UMP d'Ille-et-Villaine,  René Couanau . Ce dernier estime que  la scolarisation à deux ans est l'une des variables d'ajustement  utilisée par les inspecteurs d'académie au moment de l'attribution de  la dotation horaire. Il demande si "oui ou non, aujourd'hui, nous  avons une politique dans ce domaine". Le ministre évoque une question  "profondément clivante" et de "grosses disparités sur le territoire".
"Comme père, je ne crois pas à l'efficacité de la scolarisation à deux ans", indique le ministre, ajoutant qu'il ne "comprend pas  pourquoi recruter des bac+5 pour faire faire la sieste à des  enfants". Enfin
, il regrette qu'une"politique de la petite enfance  n'ait jamais été faite", rappelant qu'une "crèche coûte 7 ou 8 fois plus cher que l'école".


Source : Dépêche n°98025

Les collègues de maternelle apprécieront cette nouvelle remise en cause de leur travail, cette fois-ci de la part du sommet de la hiérarchie.
Décidemment Xavier Darcos a la fâcheuse habitude de répéter les pires outrances qu'il peut entendre de ses
"alliés". Nous lui en souflerons d'autres prochainement.
Comme le fait remarquer Chris,
Pourquoi recruter des bac+ 5 pour faire des dictées ?
Pourquoi recruter des bac+ 5 pour faire du B.A.-BA ?
Pourquoi recruter des bac+ 5 pour faire de la technique opératoire?
Pourquoi recruter des bac +5 pour faire faire des exercices d'application ? 
Pourquoi recruter des bac+ 5 pour mémoriser des dates et des noms de fleuves ?

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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"Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner" (Gaston Bachelard)

"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim" (Michel Tardy)

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