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Mercredi 31 janvier 2007

 

UTOPIA PEDAGOGICA

Désir d'avenir pour l'école de la république, ses Elèves et ses Enseignants

Un projet pour "réenchanter" le métier d'enseignant et faire vivre le droit au progrès et à la réussite de chaque élève.

Il s'agit d'une contribution citoyenne pour que l'école soit ("pour de vrai !") au coeur de la campagne présidentielle. Une vérité partielle que je soumets au débat...argumenté bien sûr !

------------------------------------------   Bernard Jardel

A - DESCRIPTION : SCENARIO POUR UN ETABLISSEMENT ET UN METIER NOUVEAU

1- L'établissement : une structure pédagogique nouvelle

2- Le statut des enseignants..la carrière pédagogique...les nominations

 

3- Le fonctionnement pédagogique de l'établissement

4- Les principaux choix du projet d'établissement

 

 

B - QUELLE PLUS VALUE POUR CETTE NOUVELLE ORGANISATION PEDAGOGIQUE ?

Quelques repères positifs pour UTOPIA PEDAGOGICA

 

Dans cet établissement :

. Les résultats scolaires ont progressés (BNC) et le suivi de l'année après le collège montre que l'orientation a été positive avec le niveau scolaire adapté (très peu de redoublement et de réorientation).

. Peu d'absences et de turn over de la part des élèves et des enseignants.

. Les "fuites" vers l'enseignement privé notamment après l'enseignement primaire ont diminuées fortement ainsi que le recours aux cours particuliers.

Réf : Dominique Glasman.

. Il n'y a pas de violence dans cet établissement et très peu d'incivilités. Cet établissement ne fait pas appel à la  police. Les élèves semblent respecter leur établissement (pas de grafitis etc...).

. L'école de l'intégration avec ses classes hétérogènes fonctionne (pas de manifestations hostiles....) mais de la solidarité se manifeste et les bons élèves y trouvent leur compte ainsi que leurs parents.

. L'établissement fait parler de lui dans les médias locaux à travers ses réussites...et non les faits divers !

. Les activités péri-éducatives et l'aide au travail personnel sont très demandés.

. Des relations de qualité et de confiance se sont construites entre tous les acteurs, les "engrenages fonctionnent bien" : professeurs-professeurs, professeurs-élèves, professeurs-administration, professeurs-parents, élèves-élèves..Les reproches mutuels ont disparu, les échanges sont constructifs et le respect mutuel se manifeste, le respect des rôles chacun est la règle.

. De multiples micro-projets s'organisent par l'échange (le plus souvent des binômes qui vont essaimer).

. Une identité culturelle et un climat d'établissement s'affirment.

. De nombreux enseignants s'engagent dans des responsabilités : tutorat de jeunes enseignants, poursuites d'études, formation continue et initiale, personnel de direction, inspection.

Réf : l'expérience du collège de la Villeneuve de Grenoble est particulièrement éloquente sur cette question.

Les professeurs ne se définissent plus à travers leur fonction et leur discipline : "je suis prof. de......" mais à travers leur appartenance : je suis enseignant au collège de ...!

 

 

 

 

par lofi publié dans : Politique
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Mercredi 31 janvier 2007

Notre principale a fait valoir ses droits à la retraite. Elle est partie le 12 janvier après une petite cérémonie bon-enfant. Elle avait du caractère ! Une principale à l'ancienne, un peu maternaliste parfois, mère-fouettarde d'autres fois... Il fallait savoir lui tenir tête. Son remplaçant n'est avec nous que jusqu'en juin puis nous changerons toute l'équipe dirigeante en septembre. Cela ne me fait plus grand-chose. J'en ai vu tellement passer... Les jeunes collègues sont inquiets. Ils apprendront vite que l'équipe pédagogique, c'est d'abord nous tous, ensemble .

Pierre, mon petit sixième aux tremblements spontanés si impressionnants progresse doucement. Il devient même un peu bavard. C'est bon signe ! Sa graphie est toujours révolutionnaire mais il parvient désormais à séparer les déterminants et les substantifs ! Ce qui donne des phrases de ce type : Le conducteuradérapésur une plaquedeverglas ... Bon, il y a encore du travail ! Mais je ne désespère pas !

En revanche, je désespère pour Céline, une autre élève de la même classe dont je souhaitais m'occuper une heure par semaine. On m'avait félicité, en haut lieu, blâmé parmi les miens, pour l'initiative. Ne voyant rien venir, j'ai demandé quelques nouvelles...

« C'est impossible, Monsieur Clément. Nous avons relu les textes ; on ne peut pas sortir une élève du cursus normal. Et puis, vous ne pouvez légalement pas vous occuper d'une élève toute seule...

- Et on fait quoi alors ?

- Nous aviserons... »

Autant dire qu'on ne fera rien... Elle continuera de s'enfoncer et nous assisterons, nous participerons à la noyade ! Pourtant voilà des années que Pierre et cette petite connaissent les pires tourments en classe. Voilà des années que les constats alarmistes ont été portés. Et voilà des années qu'ils souffrent, car ils souffrent, des retards accumulés, des moqueries des camarades, des mauvaises notes collectionnées, des colères des parents. C'est désespérant ! Ah bien sûr, mon cher Principal adjoint me dit : pédagogie différenciée ! Certes... Mais il est des cas qui ne dépendent plus de la pédagogie différenciée, à laquelle je crois et que j'utilise. Je vais devoir aviser tout seul... et vite ! Nous sommes en janvier... déjà !

Stéphanie a passé les épreuves du brevet blanc... La veille, stressée, en plein cours, prise de nausées, elle a du sortir avant de vomir tout son déjeuner dans le couloir ! Mais pourquoi sont-ils si inquiets, angoissés ? C'est une excellente élève. Ceux en difficultés éprouvent les mêmes symptômes à des degrés divers. Est-ce cela l'Ecole ? Une suite ininterrompue de peurs ? A les voir, à les entendre, je crains que oui... Ce matin, elle m'a littéralement agrippé... Monsieur Clément, vous avez lu ma copie ? Alors... Alors ? J'ai lu une véritable terreur dans son regard ! Et j'ai pensé à Pierre qui passera lui aussi son brevet... Que de peurs à venir !

Il faudrait les connaître tous ! C'est difficile. Pourtant pour bien enseigner le français à Pierre, à Stéphanie, il faut connaître le français, mais ne faut-il pas connaître mieux encore Pierre et Stéphanie ?

« Frédéric, n'oublie pas que dans le barème de la rédaction, on retire des points à partir de la quatrième faute d'orthographe ! Je sais que tu n'aimes pas, mais nous ne pouvons pas être laxiste sur l'orthographe ! Tu ne veux pas l'admettre mais le niveau de nos élèves n'a jamais été aussi bas ! ». Mais oui, chère collègue... Elle a deux ans d'ancienneté... Et je suis fatigué de vouloir les convaincre dans ce débat à propos du niveau !

Je n'ai jamais été laxiste sur l'orthographe... En revanche, je n'aime pas ce mot faute. Parlons d'erreur plutôt... Et puis, pourquoi retire-t-on toujours des points sanctionnant l'erreur sans jamais en donner lorsqu'une difficulté est franchie ? Je crois que je quitterai ce métier sans avoir rien compris à la notation de l'orthographe... Ou plus exactement avec la certitude, hélas, que l'orthographe est un implacable juge de paix, qui ne sert qu'à   trancher, faucher,   punir, qui enferme dans le respect absolu du bon usage ! Loin de moi l'idée de laisser passer la moindre erreur, mais loin de moi l'idée que l'élève faible en bon usage doit inéluctablement être mauvais en français. Et si l'on faisait une fête de l'orthographe ? Si l'on en faisait un moment agréable ? Plutôt que de lire la peur, encore, sur les visages de celles et ceux qui depuis des années font des cauchemars de fautes d'orthographe  !

Pierre a subi une attaque de spasmes ce matin... Stéphanie obtiendra une excellente note au brevet blanc... Pierre a quatre ans devant lui pour rejoindre Stéphanie...Mais sa graphie si surprenante sera pour lui un handicap éternel...

Maudite orthographe !

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Tiré de "Un collège jour après jour :  le feuilleton rédigé, par un collègue professeur de français en collège." que je vous invite à lire chaque semaine. La pédagogie au quotidien !

par lofi publié dans : Education
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Mardi 30 janvier 2007

 

 

Nicolas Sarkozy est impatient de connaître les propositions de sa rivale socialiste. Parler du programme des autres lui évitera en effet d'évoquer le sien et de revenir sur son bilan et ses actes passés. Parmi ceux-ci l'expulsion de la famille Raba dont le web de l'Humanité nous donne aujourd'hui quelques nouvelles :

 

 

Les Raba doivent revenir

Sans-papiers. Manifestation, demain, à Vesoul, pour le retour en France de la famille Raba, expulsée au Kosovo, dans le village de tous les dangers.

Les résultats des élections en Serbie, dimanche dernier, n’ont fait que renforcer la détermination du comité de soutien de la famille Raba, expulsée vers son village kosovar alors que la maman y était menacée de mort. Et c’est donc, pour l’ensemble des personnalités qui ont signé la pétition de soutien, comme pour Josiane Balasco qui, à Dôle, la semaine dernière, décidait d’interpeller le président de la République, une raison supplémentaire pour exiger le retour de Jusuj et Shpresa et de leurs trois enfants, Qerim, sept ans, Dashnor, quatre ans, et Dashroje, trois ans.

Rappelons que leur expulsion avait été mouvementée. Arrêtée à Gray, en Haute-Saône, où les enfants étaient scolarisés, où la mobilisation a été immédiate et où elle ne faiblit pas, la famille avait été placée en rétention à Lyon-Saint-Exupéry. La première tentative d’expulsion avait donné lieu à la mise en garde à vue, à l’aéroport, d’un vice-président communiste du conseil régional de Rhône-Alpes, François Auguste, qui s’était opposé, dans l’avion, à leur renvoi. Au cours de la tentative d’expulsion à Roissy, Shpresa a été blessée et ramenée à Lyon, malgré l’avis du médecin parisien. Ensuite, la famille avait été détournée sur Toulouse, embarquée dans un appareil spécialement affrété par le ministère de l’Intérieur. Et finalement reconduite jusqu’au village qu’elle avait fui sous des menaces de mort.

Pierre Corman leur a rendu visite et a réalisé, pour Réseau éducation sans frontières, un film d’une quarantaine de minutes où Shpresa explique comment, après la guerre, trois policiers albanais ont tenté de convaincre son mari de travailler avec eux pour brûler les maisons serbes, puis comment l’un d’eux l’a agressée, comment la famille a fui vers la France, s’est battue pour ne pas être expulsée, et les conditions de cette expulsion, les intimidations, les dix policiers debout dans l’avion...

« Aujourd’hui, je suis chez ma belle-mère, dit-elle. Je ne sors pas. Je ne mets pas les enfants à l’école. J’ai peur de sortir. Tous les matins, tous les soirs, je ne sais pas pourquoi je suis là... Je ne veux pas vivre ici. C’est mieux de mourir. J’espère retourner à Gray et que les enfants retrouvent leur école...

Ma belle-mère est malade, elle m’a acceptée pour deux semaines chez elle, elle ne comprend pas pourquoi je suis ici... Après je ne sais pas. » Les enfants, qui parlent un français impeccable, dans toutes leurs communications téléphoniques répètent leur désir de revenir : « Quand j’ouvre les yeux, dit Qerim, je n’ai pas peur, quand je les ferme, j’ai peur. Je veux aller à l’école en France. Je ne sais pas parler au Kosovo. Je n’ai pas de copain. Je m’ennuie. J’en ai marre... Aide-moi, s’il te plaît... » Et il raconte comment les policiers français ont arrêté sa mère... Le film sera présenté, en plein air, à Paris le 10 février. En attendant, demain, manifestation à Vesoul (14 h 30, place Jacques-Brel) pour exiger leur retour.

E. R.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-26/2007-01-26-844703

par lofi publié dans : Politique
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Dimanche 28 janvier 2007

Pour Cavanna et beaucoup d'autres ...

"  On a fait 68 pour ne pas devenir ce qu'on est devenu"

Wolinski

par lofi publié dans : Citations
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Dimanche 28 janvier 2007

UTOPIA PEDAGOGICA

Désir d'avenir pour l'école de la république, ses Elèves et ses Enseignants

Un projet pour "réenchanter" le métier d'enseignant et faire vivre le droit au progrès et à la réussite de chaque élève.

Il s'agit d'une contribution citoyenne pour que l'école soit ("pour de vrai !") au coeur de la campagne présidentielle. Une vérité partielle que je soumets au débat...argumenté bien sûr !

------------------------------------------   Bernard Jardel

A - DESCRIPTION : SCENARIO POUR UN ETABLISSEMENT ET UN METIER NOUVEAU

1- L'établissement : une structure pédagogique nouvelle

2- Le statut des enseignants..la carrière pédagogique...les nominations

 

 

3- Le fonctionnement pédagogique de l'établissement

4- Les principaux choix du projet d'établissement

Ils s'organisent autour de la valeur de progrès et de réussite pour chacun des élèves (dont les bons élèves).

Nous avons vu que les plages longues permettent d'organiser des activités d'apprentissages plus variées et motivantes.

Elles facilitent également l'organisation par demi-journées d' activités d'apprentissages sous forme de projets interdisciplinaires de type travaux croisés (mise en parrallèle de 2 ou 3 classes).

Réf : Aniko Husti.

Dans ce cadre pédagogique d'apprentissage par projet et recherche personnelle chaque élève peut révéler le "meilleur de lui-même".

Réf : collection innovation du CRDP de Grenoble sur ces nouvelles pratiques et leur évalation (TPE, Parcours diversifiés, travaux croisés..)

Toutes les activités du projets d'établissement sont impulsées, régulées et évaluées dans le cadre des concertations formelles régulières...et chaque enseignant peut s'engager à son rythme.

Les concertations formelles ont le mérite de générer de nombreuses concertations informelles "d'ajustement" (correction ou approfondissement), sous des formes diverses. Une culture de l'échange se développe basée sur la confiance

Réf : l'étude de F. Petit, psycho sociologue, sur le collège expérimental de la Villeneuve de Grenoble.

Les échanges de pratiques, qui sont devenus la règle, se prolongent souvent par des échanges de ressources en utilisant internet et contribuent à faire émerger des besoins d'approfondissement avec un expert extérieur (accompagnement, analyse de pratiques, formations, recherche...)

La nouvelle organisation mise en place facilite cet accompagnement externe, organisé dans la durée, sans perturber les cours (ex plages de 2 heures, réparties sur l'année et travail par listes de diffusion).

Elle permet, entre autre, "d'outiller" les enseignants sur la question de l'évaluation des actions et des dispositifs et construit des liens avec les "bonnes pratiques" d'autres établissements (mise en réseau de ressources)

Réf : des dispositifs de repérage, d'accompagnement et de valorisation des innovations et des bonnes pratiques existent dans chaque Académie. Initiés par l'Académie de Grenoble dès 1983, généralisées par F. Bayrou en 1995, approfondies et élargies par J. Lang (création d'un conseil national de l'innovation qui sera supprimé par L. Ferry). Ce dispositf est aujourd'hui supprimé dans l'Académie de Grenoble...

Obs :Cet exemple de discontinuité, illustre, parmis beaucoup d'autres (sagissant du ballet des chantiers prioritaires), la difficulté pour le "terrain" mener" des actions dans la durée !!

Cette rupture instituée, s'agissant de la continuité de l'impulsion politique fait  beaucoup de dégâts, elle résulte du rythme politique des nomination de Ministres puis en décallage de Recteurs, rythme en désaccord complet avec le temps nécessaire...pour une consolidation sur le terrain.

Les TPE ont constitué l'exemple d'une petite révolution pédagogique en train de  réussir sur plusieurs années ...quand un Ministre décide de les supprimer !!

Quel gachi sur tous les plans !

Aujourd'hui l'article 34 de la loi Fillon sur l'école prévoit un droit à l'expérimentation pour chaque école ou établissement ?

La nouvelle organisation que nous décrivons permettrait, à notre sens, de le faire vivre.

. Toutes les classes de 6 ème ont un effectif maximum de 18 élèves.

Réf : travaux de T.Piketty sur l'effet des effectifs sur l'apprentissage dans le primaire. Il s'agit de donner une priorité affichée à ce niveau de classe en gérant au mieux la rupture et la transition nécessaires. Cette priorité se traduit par un effectif réduit : pas plus de 18 élèves

Obs : cet effectif devrait être, à notre sens, appliqué à tous les niveaux de classe s'agissant de l'éducation prioritaire car il détermine, avec la durée des cours, la nature de l'action pédagogique qui peut être mise en oeuvre.

Dans cet établissement il y a donc 2 classes de 6 ème de plus (de 6 à 8) . Les moyens affectés sont largement compensés par la suppression de classes liées au non redoublement à tous les niveaux d'enseignement.

Obs : Actuellement les établissements qui contrôlent leur politique de redoublement par une politique pédagogique efficace se voient retirer des moyens donc des postes ! Ce qui incite à maintenir une politique de redoublement dont on connait l'inefficacité pour une majorité d'élève dès l'instant que ce redoublement s'effectue à l'identique ! Dans ce cas la pédagogie devient suspecte.

Les priorités et les pratiques pédagogiques partagées par les enseignants au niveau 6ème

Réf : s'agissant des outils et des pratiques de la différenciation pédagogique nous renvoyons à la contribution décisive des travaux de Ph. Meirieu. Travaux qui ont su inspirer de nombreuses démarches d'innovation depuis plus de 20 ans.

. Un travail collectif, par discipline, permet de se centrer sur les acquis essentiels pour chaque niveau. En effet la question du quoi apprendre d'essentiel précède celle du comment apprendre. Cette question inspire la démarche des actuels nouveaux programmes déclinés en compétences. Cependant il s'agit de l'appliquer dans les faits et de prendre ses distances avec le manuel.

"pédagogiques" (donc de prendre ses distances avec le manuel) et de s'assurer ensuite que les acquisitions sont bien réelles pour une majorité d'élèves.

 

 

Des savoirs "durables", c'est à dire intégrés et réutilisables. Là aussi il s'agit de passer du quantitatif (les informations disparates mémorisées) au qualitatif (des savoirs construits).

La validation de ces acquis pour le plus grand nombre (ou compétences) permetra ainsi de sortir de la "dictature de la courbe de gauss" qui institue et stigmatise l'échec pour un bon tiers des élèves de chaque classe, quel qu'en soit le niveau général de départ (même pour une classe de très bons élèves !)

 

 

Réf : travaux et expérimentation de A. ANTIBI sur la constante macabre

Réf : S. Gasquet : lycée peut mieux faire . ESF.

. Chaque enseignant attribue moins de notes mais propose davantage d'évaluation critériée afin de donner aux élèves des repères utiles à leur apprentissage pendant les cours.

Réf : Ch. HADJI sur l'aprentissage assisté par l'évaluation et l'expérience du collège de la Villeneuve de Grenoble ("Innover pour réussir"ESF)

. Les plages longues permettent des activités plus attractives avec des supports plus variés et donc générent moins d'ennuis.

. Les conseils méthodologiques individuels et collectifs se font dans le cadre des séquences d'enseignementet concernent chaque enseignant..c'est une exigences professionnelle.

Réf : les pauses méthodologiques de Ph Meirieu

Obs : les enseignants ont fait leur deuil du mythe des "pédagogies de compensation" à côté de la classe et en plus (parfois jusqu'à l'acharnement), alors que rien ne change par ailleurs, dans l'organisation et les contenus d'enseignement.

En effet ces pédagogies de "rattrapage" véritable serpent de mer se font hors du contexte des savoirs spécifiques et n'ont jamais fait leur preuve depuis leur introduction en 1972 par la loi Haby avec la notion de soutien (puis remédiation, aide méthodologique, groupes de niveau et de besoins, aujour'dui les ppre etc...).

Réf : les méta analyses réalisées sur cette question. Ex Marcel Grahay (croisement statistique des réultats de recherches portant sur la même question)

. Une attention particulière est accordée dans chaque discipline à la compréhension des langages et aux productions écrites.

. L'entraide et la coopération sont une pratique courante dans les classe.

. Le travail personnel est engagé le plus souvent en cours et fait l'objet d'un retour au cours suivant.

. Des projets de classe et un autre suivi des élèves (du constat au contrat)

Les professeurs principaux- tuteurs jouent d'autre part un rôle clé pour :

- faire émerger des projets de classe plus spécifiques qui vont produirent de l'identité "mobilisatrice"

- faire vivre un autre suivi des élèves, exemple de pratiques nouvelles :

. Le conseil est préparé en amont avec les élèves pour faire émerger une analyse et des propositions collectives constructives. Il peut déboucher sur un contrat de classe collectif avec engagement des enseignants et des élèves, Réf : méthodologie des contrats de classe

. le tuteur a préparé une synthèse pour chacun de ses élèves à partir du suivi réalisé avec tous les enseignants et la propose au conseil en présence des élèves avec le souci de la cohérence et du respect de la personne de l'élève (cette synthèse permet d'éviter les dérapages et notamment les jugements sur les personnes). Il s'agit d'un constat institutionnel indispensable,

. le bilan écrit de chaque élève est ensuite remis en mains propres à chaque parent, présenté et analysé, le samedi matin suivant, en présence de l'élève. Le tuteur, par son travail de suivi s'est assuré que toutes les familles seront présentes ou représentées. Le bilan est "traduit" et anaylsé et va déboucher sur un contrat de progrès individuel réaliste (c'est à direà la portée de chaque élève). Il va engager toutes les parties, dont les parents. Cet enseignant joue un rôle de référent.

. le suivi de ce contrat fait l'objet ensuite de contacts réguliers coordonnées par le tuteur avec l'équipe, le ou les parents et bien sûr élève.

 

 

 

 

Réf : de nombreuses innovations en cour s'appuient sur ce type de démarche. Ce dispositif de suivi et de contrat formatif dispense avantageusement de note de vie scolaire actuellement imposée !

Obs :Il s'agit de sortir :

- de la pratique traditionnelle et ritualisée des centaines de milliers de conseils de classe trimestriels au cour desquels :

. chaque enseignant dresse son constat sur le travail et le comportement de chaque élève dans sa discipline dont le "poids", donc la considération est variable. Le bulletin triemstriel est ensuite envoyé par la poste....un constat le plus souivent sans suite,

. en présence du parent délègué (le plus souvent d'un bon élève) gêné de ne représenter que lui même car personne ne l'a contacté !

. de 2 élèves délégués écrasés par leur charge devant tant d'adultes, attendant avec anxiété l'examen de leur cas et se contentant de prendre des notes pour ne pas s'exposer.

-ou encore de la traditionnelle rencontre parents-professeurs où quelques parents plus motivés et disponibles vont rencontrer tour à tour chacun des enseignants. Ces derniers se désespérant de ne pas voir...ceux qui le nécessiteraient !.

Et les autres niveaux de classes ?

La démarche pédagogique globale est la même mais les effectifs de classes sont plus importants pour compenser la priorité accordée aux classes de 6 ème.

. Toutes les classes bénéficient de l'approche interdisciplinaire de l'apprentissage par projet de type travaux croisés, par demi-journée.

. Une attention particulière est apportée à l'autre classe de transition du collège que constitue la 3 ème afin de préparer progressivement une orientation positive.

Un programme d'activités est alors proposé sur le second semestre pour construire individuellement cette orientation.

La question des expérimentations ?

Une unité pédagogique plus autonome est envisagée pour intégrer progressivement des élèves à besoins particuliers : des élèves phobiques

En effet, jusqu'alors, on a pu voir se développer des spécificités d'établissement autour de projets thématiques : mer, montagne, développement durable, nouvelles technologies, classes européennes, misicales, sportives etc.

Aujourd'hui, la question de la prise en charge et de l'intégration des publics à "besoins particuliers", dans l'école de la république, semble se concrétiser.On peut citer: les élèves primo-arrivants, les enfants et adolescents hospitalisés, les élèves décrocheurs, les élèves intellectuellement précoces (E.I.P.), plus globalement les dispositifs d'accueil et d'intégration des élèves handicapés, les sportifs et artistes de haut et très haut niveau Etc.

Réf : une trentaine de structures expérimentales ont été validées par le Ministre J. lang en 2000, certaines sont aujourd'hui pérennes d'autres ..malgré des résultats  remarquables ont été "normalisées" par l'institution car jugées trop dérangeantes !

Il faut rendre hommage à l'expérimentation du Cesaam d'Antibes avec ses 2 structures pour les sportifs et les danseurs de très haut niveau, aujourd'hui disparue...malgré le soutien affiché de J.Lang et des parents !

Ces structures doivent bénéficier de franchises et s'organiser sous forme de  minicollèges ou micro- lyceés.

Elles participent ainsi à l'identité de leur établissement de rattachement.

à suivre

par lofi publié dans : Education
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