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Mercredi 27 février 2008
Le comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire a bien évidemmenrt réagi au discours de notre (?) président à Périgueux.
Merci à Laurence De Cock-Pierrepont de nous en avoir tenu informé.


Le Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire (CVUH) a déjà largement souligné que, depuis quelques mois, le passé et l’histoire ne sont plus seulement l’objet d’une politique commémorative et d’organisation du souvenir, mais deviennent les instruments privilégiés de contrôle du débat public et de régulation de la vie politique. Nous sommes ainsi face à un pouvoir qui fait de la provocation mémorielle un système de gouvernement.

La dernière proposition présidentielle qui confie à chaque enfant de CM2 la mémoire d’un des 11000 enfants français victimes de la Shoah a suscité de nombreuses réactions critiques que nous partageons. Elles soulignent les risques d’accentuation de la communautarisation et des concurrences mémorielles, d’importation démesurée des affects dans la relation au passé, d’empiètement du pouvoir politique sur les prérogatives pédagogiques des enseignants, et enfin des conséquences psychologiques d’une telle mesure sur les enfants. Il a été remarqué à juste titre que la décision semble exclure de cette politique mémorielle les enfants juifs non nationaux. Ajoutons que l’instrumentalisation politique d’un drame aussi singulier que le génocide des Juifs, qui camoufle au passage les responsabilités de l’ensemble des acteurs de la collaboration, ne permet pas une véritable quête d’intelligibilité de cet épouvantable moment historique. Il y a bel et bien là un processus de déshistoricisation par le choc de la violence qui réduit la raison au silence.

La surenchère du lendemain à Périgueux qui impose l’apprentissage dans les écoles de l’hymne national « à l’écoute duquel ils [les enfants] devront se lever » vient confirmer une mécanique désormais bien rodée : Nicolas Sarkozy poursuit son œuvre de prestidigitateur en amalgamant la loi, la décision personnelle, la morale, l’histoire et l’émotion ou en transformant des figures historiques individuelles ou collectives en emblèmes nationaux. Cette confusion calculée repose sur l’articulation systématique du patriotisme, du sacrifice et de l’identification. La lecture de la lettre de Guy Môquet dans les Lycées a bien créé un précédent .

Le CVUH ne considère pourtant pas l’école comme un sanctuaire à l’abri de toute réflexion mémorielle, et ne dénie aucune légitimité au rôle de l’émotion dans l’enseignement de l’histoire. La transmission d’un passé tragique relève d’une combinaison délicate entre le sensible et l’analyse plus froide de la complexité de l’événement. Dans cette progressive mise à distance repose la possible compréhension. A cet égard, l’école primaire dispose déjà de nombreux outils pédagogiques pour enseigner le génocide des Juifs. Par son approche pluridisciplinaire, elle permet la rencontre entre la parole singulière portée par l’art ou la littérature et la discipline historique, et interdit toute attitude empathique passive. La mémoire de ces enfants morts mérite mieux que l’identification sous contrainte ordonnée par la mesure présidentielle.

Les incessants bricolages mémoriels du gouvernement nécessitent aujourd’hui une véritable réflexion collective sur le fonctionnement de ces nouvelles technologies de pouvoir qui conduisent à des perspectives très inquiétantes quant aux représentations que nos sociétés produisent d’elles-mêmes et de leur histoire.

Comité de Vigilance face aux usages publics de l’Histoire

Le site du CVUH

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 27 février 2008
Les féaux du futur empereur de Nagy Bokassa, Le Bris, Brighelli, Boutonnet, Mélès et autres Victor ne l'emporteront pas car il est une arme plus terrible que la calomnie, c'est la vérité.
J'en ai marre du socle des compétences. Comme si les profs des écoles et des collèges s'en étaient jamais écartés, en sont-ils capables d'ailleurs.
Appliquons la loi de Pareto.
80% d'entre eux enseignent ce socle, dans son état primitif de 1880, à 80%. Les autres l'incluent obligatoirement, en le modernisant souvent, dans leur enseignement et je ne vois pas ce qui pourrait permettre de s'en passer.
L'échec scolaire est produit par les 80% des enseignants qui ne savent pas que 20% de changement de leurs défauts pédagogiques et personnels suffirait à remédier à 80% de cet échec.
Le tout est de savoir quels défauts de l'enseignant produisent le maximum d'échec. Ceux qui obtiennent de bons résultats sont ceux qui se remettent en question, et essaient de comprendre les causes de leur échec et qui, s'apercevant avec surprise que 80% de leurs réussites sont dues à 20% de leurs efforts se demandent comment mieux utiliser les 80% inutilement dépensés. Ils savent aussi que les causes de l'échec sont à classer selon leur importance et, à la réflexion, à l'examen des données historiques et géographiques de l'éducation, à la lecture de la recherche pédagogique, que l'enfant en lui-même est la dernière des causes d'échec donc que ce n'est pas sur elle qu'il faut agir, que les conditions sociales ne sont pas déterminantes (et comme seul le bulletin de vote les changera à long terme qu'il est urgent de ne pas attendre surtout lorsque nombre d'enseignants à tout le moins enseignent à droite et au pire votent à droite).Ils se refusent à voir que le pouvoir de l'école et de l'enseignant est bien plus grand qu'on ne veut le croire ce qui leur permet de s'exonérer de toute responsabilité donc de toute recherche de progrès.
Aucune réforme n'a été appliquée (sauf le collège unique), les "vieilles méthodes" non seulement ne sont pas à redécouvrir puisqu'elles sont l'essentiel de 80% des pratiques pédagogiques actuelles. A 80% l'élève de 1945 qui reviendrait dans une salle de classe ne serait pas dépaysé puis qu'il verrait un cours magistral quelquefois camouflé sous un faux dialogue, qu'il aurait à transcrire le cours dicté, les manuels n'étant pas ouverts pendant la séance il ne se rendrait pas compte qu'ils ont changé, peut-être s'interrogerait-il sur la présence d'appareils bizarres mais jamais mis en marche dans cette salle, les devoirs donnés à faire à la maison ne le surprendraient pas, il avait l'habitude de les faire seul, son milieu familial ne lui permettant toujours pas de d'être à la hauteur de ses camarade appartenant à d'autres classe sociales...
Les moyens considérables mis en œuvre ne produisent aucun résultat voire aggravent la situation et une telle obstination dans l'erreur : soit casser le thermomètre, soit le refuser, soigner le symptôme sans en connaître la cause, remplacer la prévention par la thérapie, c'est marcher  sur la tête mais n'est-ce pas devenu la règle : une prison plutôt qu'une école et une profession, une inflation de médicaments plutôt qu'une médecine préventive…?
Faut-il entrer en désespérance ?
 
J'ai, jusqu'à ce jour toujours été séduit par son niveau, par la qualité des intervenants, même ceux qui étaient éloignés de mes attentes mais dont la culture m'obligeait à réfléchir. Qu'est-ce qui a passé par la tête à Yves Calvi pour constituer son panel d'un Académicien sorti de la naphtaline et qui, par ses origines et sa formation ignore complètement l'école ordinaire. De lui adjoindre une représentante d'une association de parents énonçant les images les plus éculées sur l'école. De donner la place d'expert à un éditeur qui n'a en vue que de placer sa marchandise frelatée dont nous avons eu un exemple. Enfin de choisir le front bas de l'inintelligence personnifié par Marc Le Bris comme parangon des instituteurs.
Merci à Le Bris de nous informer que, grande nouveauté, la nouvelle réforme est un virage à 90° (sic)(dit deux fois) j'ai hâte de savoir ce que cela signifie dans les leçons de vocabulaire qu'il donnera, mais si ce sont les préconisations de Le Bris la route sera sinueuse. Le Bris est un menteur, ainsi il prétend avoir eu en classe des élèves qui ne parlaient que le breton, les derniers s'éteignirent en 1955(je peux même dire où) et il est donc bien trop jeune pour les avoir rencontrés, sans doute, atteint de confusion mentale précoce, confond-il avec ce que son père lui a raconté. Dans le constat du dysfonctionnement de l'ascenseur social qui fait l'objet d'études intéressantes pour nous et édifiantes sur l'état de l'école, on rappelle que, dans les périodes où se situe la naissance de cet intéressant jeune homme, tout enfant d'instituteur accédait aux études supérieures et à un niveau social plus élevé que celui de sa famille. Ceux qui n'y parvenaient pas posaient quelque problème...
Ayant quelque expérience, je suis capable, au vu de la disposition des tables d'une salle de classe et des affichages ou écrits au tableau, d'en inférer le mode de fonctionnement pédagogique. Comme depuis de nombreuses années je n'ai vu à la télé que la reproduction de ce qui existait avant la dernière guerre, (à deux exceptions près : un prof de musique dans le documentaire "La Loi du Collège" et la classe de Bernard Collot dans un reportage d'"Envoyé spécial") je pense que le traditionnel est majoritaire et que la médiocrité des résultats du système éducatif leur est dû en quasi-totalité.
J'eusse aimé, ( moi aussi j'ai droit au plus que parfait et même au subjonctif) que sur un sujet aussi grave intervinssent des pédagogues comme Meirieu ou Perrenoud, des sociologues comme Dubet, des instituteurs comme Collot et un politique comme Bayrou (faute d'un Haby) qui n'avait pas de si mauvaises idées sur le système éducatif même s'il les a oubliées ensuite dans le bras des sirènes syndicales (sa défense de la laïcité est comme elle l'a été sans faille et exemplaire). J'essaie ici de montrer que je ne suis pas sectaire!!!
A signaler aussi que la correctrice d'un manuel scolaire d'une maison d'édition citée travaillait sur un manuel de morale pour la rentrée prochaine. Etant donné l'avancement constatable de l'ouvrage il est clair qu'il est à l'étude depuis longtemps et donc que, délit d'initiés ? cette maison était au courant de décisions annoncées hier. Là aussi il est navrant de constater que tout prétexte est bon pour faire des manuels parfaitement inutiles, voire nuisibles pédagogiquement parlant, mais qui pourraient être rentables si suffisamment d'enseignants qui signent ainsi leur incapacité les achètent.
  
Je crains que nous n'allions vers le pire, mais j'espère que les "pédagogistes" actuellement vilipendés ne baisseront pas le front. C'est eux qui maintiennent un peu à flot la barque si près de mergitur.
__._,_.___
par Rhumbs publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 26 février 2008
Marie Lavin m'a fait parvenir ce texte. Rien à ajouter. Merci à elle.


Ignorance et irresponsabilité


"J'ai demandé…au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah… Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort dans la Shoah. Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne. Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui".

Ces propos du plus haut personnage de l’Etat sont proprement scandaleux et marqués du sceau de l’ignorance et  de l’irresponsabilité.

Ignorance multiple. Des différences entre  histoire et   mémoire d’abord. La conclusion des « Douze leçons sur l’histoire » d’Antoine Prost est à ce propos éclairante : « on fait valoir sans cesse le devoir de mémoire, mais rappeler un événement ne sert à rien même pas à éviter qu’il ne se reproduise si on ne l’explique pas. Il faut faire comprendre comment et pourquoi les choses arrivent. On découvre alors des complexités incompatibles avec le manichéisme purificateur de la commémoration. On entre surtout dans l’ordre du raisonnement, qui est autre que celui des sentiments, et plus encore des bons sentiments…..L’histoire ne doit pas se mettre au service de la mémoire, elle doit certes accepter la demande de mémoire mais pour la transformer en histoire. ». En personnalisant au maximum la Shoah le Président joue sur le sensible et non sur l’éducation au fait historique.

Ignorance aussi de la plus élémentaire psychologie de l’enfant (en CM2 on a dix ans !) : autant il est nécessaire dans le cadre du cours d’histoire, comme le veut le programme, de dire ce qui fut, avec des documents dont certains peuvent être  des textes, objets ou photos d’enfants, autant c’est  faire porter injustement à des petits un poids  trop lourd que de les investir individuellement de la charge symbolique d’un double, mort en déportation. Eduquer, ce n’est pas jouer avec la sensibilité, c’est dire clairement ce qui s’est passé, avec les mots adaptés à l’âge de l’auditeur. Les enseignants sont formés de façon rigoureuse pour le faire et ils savent éviter de  culpabiliser ou de transmettre trop d’angoisse. Ils savent aussi choisir et utiliser les meilleurs documents, ceux qui ne flattent pas le voyeurisme ou le sadisme. Ceux qui permettent de dépasser l’émotion pour aller vers la connaissance.  Ceux qui dépassent la sensation brute et la transcendent  par leur qualité d’écriture comme Primo Levi  ou leur singularité plastique comme Zoran Music.

Ignorance encore  des missions de l’Ecole. Transmettre une réflexion civique, pour préparer les jeunes à être plus tard des citoyens  en est une, essentielle. Cette réflexion doit conduire à faire réfléchir les écoliers sur les causes qui ont conduit à la folie nazie et sur les principes intangibles sur lesquels doit se fonder notre République afin que jamais de tels faits ne se reproduisent ; s’identifier à un enfant au sort tragique ne permet pas cette réflexion.  S’interroger sur ce qui a pu conduire des policiers français à obéir à leur hiérarchie au point d’avoir accepté d’être complices de l’arrestation et de la déportation d’êtres humains vers les camps de la mort  est certes bien difficile pour un enfant de dix ans mais serait civiquement plus formateur.

 

Irresponsabilité ensuite. Déjà sur Internet fleurissent les plaisanteries douteuses comme « les enfants de CM2 auront un correspondant Shoah ».  Déjà quelques parents réclament le droit de dispenser leur enfant  de cette opération mémorielle, on voit à quelles dérives d’un enseignement à la carte cela pourrait conduire. Déjà, surtout, le choix présidentiel fait jouer de la pire façon les concurrences mémorielles et certains réclament que chaque enfant ait aussi à cohabiter avec un petit esclave ou un jeune Arménien.

 

Guy Môquet avait été utilisé par le président de la République à des fins électoralistes, cette fois ce sont des enfants martyrs qu’il  instrumentalise à leur tour, en même temps qu’il  entend faire des jeunes élèves de pures  machines d’émotion et non de futurs citoyens  informés et responsables.

 

 

Marie Lavin. Agrégée d'histoire. Inspectrice pédagogique régionale honoraire d'histoire.

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 26 février 2008
Une semaine d'absence et déjà un sacré coup de vieux pour ce blog !

J'en étais resté à une simple "connard", j'ai désormais un "pauvre chou" et un "pauvre con" de retard !

J'en étais resté à un ministre de l'éducation qui a priori était plus spécialiste de l'éducation que des assurances ou de l'immobilier, le voilà désormais lui aussi à (faire ?) croire qu'on n'enseigne plus la chronologie en histoire !

J'en étais resté à un enseignement de la Shoah, je dois désormais réfléchir à l'intérêt de l'émotion pour l'émotion dans ce domaine.

J'en étais resté à l'éducation à la citoyenneté, on en est désormais à l'instruction de la morale.

Il y a décidement des semaines où l'actualité dans les domaines qui nous interessent s'accélère... en marche arrière ou dans la mauvaise direction 
Va falloir poster !

Heureusement, tout n'a pas changé, les réacs sont toujours aussi réacs et de mauvaise foi (voire ignorants de ce dont ils osent parler) , les sondages continuent de baisser pour notre (?)  président ...
par lofi publié dans : Education
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Mercredi 13 février 2008
undefinedParmi les propositions du rapport Pochard, il y en a une qui fait particulièrement débat : la bivalence des enseignants du second degré.

"On appelle bivalence une double compétence disciplinaire chez un enseignant. La bivalence caractérise déjà de nombreux concours de recrutement du second degré de l’enseignement général qui regroupent des disciplines traditionnellement liées (plus d’un tiers des sections du CAPES ont un caractère  bivalent) langues régionales, et elle est enfin prévue réglementairement pour les sections d’enseignement général des PLP"

Le rapport rappelle que la France fait figure d'exception en Europe. Elle met en avant les avantages de la bivalence des enseignants :

"la bivalence permettrait entre autres :
d) une transition plus facile de l’école primaire au collège pour les élèves (en termes d’accueil et de suivi notamment) ;
e) une meilleure perception de l’unité et de la cohérence des savoirs, ainsi que de leurs rapports au monde et à la vie ; 
f) la constitution d’équipes pédagogiques plus restreintes et donc une concertation plus facile entre professeurs ; 
g) un remplacement plus aisé entre professeurs ; 
h) des affectations plus faciles et des emplois du temps plus souples pour mieux s’adapter à l’évolution de la carte des formations ; 
i) un meilleur aménagement du territoire et le maintien d’un réseau scolaire plus dense 
dans des zones à démographie déclinante (grande ruralité, montagne...)."

La commission aborde plus timidement ses inconvénients :

"Certains syndicats veulent bien débattre de la bivalence, à condition qu’elle soit assortie d’une formation solide. D’autres s’opposent à toute forme de bivalence, y compris la création des mentions complémentaires, au motif que celles-ci  « portent non seulement atteinte aux qualifications et à la maîtrise des savoirs scientifiques, mais constituent aussi un appauvrissement et un enseignement au rabais »."

Parler d'enseignement au rabais me paraît quelques peu exagéré ... et bien méprisant vis à vis de nos collègues bivalents. Par contre, j'ajouterai deux inconvénients :
- le risque de voir dans les pratiques l'une des deux disciplines enseignées privilégiée au détriment de l'autre parce que le prof y serait plus à l'aise, mieux formé ou parce qu'il la jugerait plus importante (la manière dont est généralement traitée l'éducation civique par les profs d'histoire-géo, qui sont trivalents, ne peut que nous amener à une certaine prudence)
- surtout, une utilisation de la bivalence comme seule variable d'ajustement dans une politique visant à réduire les postes. Le contexte actuel ne peut que nous y faire penser.

A travers cette bivalence, la commission Pochard ne fait qu'effleurer le vrai problème : l'identité du collège dans notre système éducatif. 
Totalement calqué sur le fonctionnement du lycée, le collège gagnerait à posséder son propre fonctionnement. Il ne s'agit pas de "primariser" le collège comme on a pu le lire mais de lui trouver enfin une structure en adéquation avec ses missions. En cela, la création d'un corps de professeurs de collège distinct de celui des profs de lycées ne me paraît pas être une aberration. Il ne s'agit évidemment pas de hiérarchiser ces statuts (comme ont pu le faire ceux qui ont dénigré l'appellation "professeur d'école") mais de reconnaître les spécificités de chacun. La profession y gagnerait avec des enseignants qui se retrouveraient dans le cadre d'enseignement qu'il souhaite.


Pour revenir à la bivalence, j'ai une autre proposition, que j'ai déjà testée à plusieurs reprises dans mes classes : le "cours à quatre mains". Deux professeurs qui enseignent en même temps dans une classe chacun apportant autour d'une même thème les apports liés à sa discipline. Je l'ai notamment fait avec une collègue de français autour des textes bibliques au programme de 6ème dans nos deux matières. Pour elle l'analyse des textes et leur dimension fondatrice, pour moi leur valeur patrimoniale et la découverte de la religion juive à travers ces derniers. 
Puisque la commission souhaite voir se développer le travail en équipes, je n'ai pas de meilleurs exemples à lui proposer. 
MAIS, le coût serait autre...

 

par lofi publié dans : Education communauté : La communauté pédagogique
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