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Samedi 31 mars 2007

Placer l'élève au centre du système éducatif c'est en toutes circonstances, se préoccuper de ses besoins et de ses possiblilités. C'est prendre en compte les différents aspects de sa personnalité et les étapes successives de son développement cognitif, affectif et social. Les enseignements et les pédagogies qui ignorent ces données, réduisent sensiblement leurs chances de réussite.

2- Le succès

Les élèves ont besoin de réussir.

Le succès n'est pas seulement la conclusion positive d'un travail accompli. II est aussi la condition des efforts, et donc des succès ultérieurs. Un enfant qui accumule des échecs, perd confiance en lui et se démobilise. Il ne travaille plus et n'apprend plus.

Le succès de l'enfant, chaque jour, dans sa tâche est essentiel.

Il appartient au prof d'y veiller. Pour y parvenir, il doit s'appliquer à ne jamais demander plus à un élève que ce dont il est capable d'apprendre, de réussir. Ni trop (rien d'insurmontable), ni trop peu (sinon il n'apprend rien de nouveau non plus !).

L'appréciation correcte de ce qu'un élève est capable de réussir et de ce qui dépasse ses possibilités est une des difficultés majeures du métier d'enseignant. Et ce, d'autant plus que les enfants sont tous différents et qu'il conviendrait donc - dans l'idéal - de prévoir des tâches de difficulté variée.

à suivre ...

D'après L'enseignant, n° hors-série septembre 2001

par lofi publié dans : Politique
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Mercredi 28 mars 2007

Placer l'élève au centre du système éducatif c'est en toutes circonstances, se préoccuper de ses besoins et de ses possiblilités. C'est prendre en compte les différents aspects de sa personnalité et les étapes successives de son développement cognitif, affectif et social. Les enseignements et les pédagogies qui ignorent ces données, réduisent sensiblement leurs chances de réussite.

1- Le besoin d'action

Les élèves ont besoin de bouger.

L'immobilité imposée pendant de longues heures doit être évitée. L'alternance du travail assis et des activités en mouvement s'impose dans les emplois du temps quotidien.

Les élèves ont besoin d'agir.

La production active est plus stimulante et plus formatrice que l'écoute passive.

Les tâches de production doivent être multipliées au collège.

Les élèves ont besoin de créer.

Les activités de découverte et de production créative sont plus stimulantes que celles de reproduction.

Ces dernières sont cependant indispensables dans l'acquisition des compétences et de connaissances  du socle commun qui exigent des entraînements répétés.

Il faut cependant les rééquilibrer avec un programme de producion créative laissant une large place à l'imagination et à l'inventivité de l'élève.

à suivre ...

D'après L'enseignant, n° hors-série septembre 2001

par lofi publié dans : Education
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Lundi 26 mars 2007

Le concept d'identité nationale s'est donc invité au coeur de la campagne électorale après des prises de position successives de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.

J'ai souhaité connaître ce qu'en pense l'une des spécialistes de la question ; l'historienne Suzanne Citron*, qui a accepté de répondre à mes questions.

Je l'en remercie chaleureusement.

 

Nicolas Sarkozy a proposé d'associer l'immigration et lidentité nationale dans  le même ministère, qu'en pensez-vous ?

Pour ce qui est d’un ministère de l’immigration, c’est à dire une structure de coordination des offices et organismes qui ont à voir avec l’immigration, on pourrait peut-être l’envisager (je crois avoir lu que ça existe  dans certaines démocraties mais il faudrait vérifier), mais gare aux excès bureaucratiques et tout dépend de l’esprit dans lequel ce serait envisagé.

Avec Sarkozy, le seul fait qu’il associe immigration et identité nationale indique que ce serait dans le sens du contrôle, de l’éviction de certains. C’est donc inadmissible, dangereux. Et ça ne peut aller que dans le sens répressif.

 Quant à la proposition d’un ministère de l’identité nationale, elle laisse pantois. On a évoqué, avec raison, Vichy et le Commissariat aux questions juives comme seul précédent,  c’est édifiant. Le fait de l’associer à l’immigration montre bien qu’il y a une connotation de « purification » sur la base  de normes pensées d’en haut et  institutionalisées  on ne sait trop comment.

 Dans vos livres, vous avez dénoncé la manière dont les manuels d'histoire et l'enseignement de l'histoire à l'école ont "fabriqué" une certaine identité nationale française. N'est-il pas finalement dans une certaine continuité ?

  Vous voulez dire que Sarkozy serait en quelque sorte » dans la ligne des  fondateurs de la 3ème République qui ont explicitement assigné à l’école et  à l’enseignement de l’histoire  la mission de franciser les Français et de leur inculquer le patriotisme ? En un sens, ce n’est pas faux, avec la réserve que la tâche était confiée au ministère de l’Instruction publique.  Mais ce ministère a effectivement exercé un contrôle très strict et entendait que l’école transmette des valeurs patriotiques. Et il est resté très napoléonien dans son fonctionnement hiérarchique. L’intention de Sarkozy semble  bien de « franciser » par l’assimilation selon les canons d’il y a 130 ans, mais dans un style d’injonction sécuritaire qui n’était pas exactement celui des Pères de la République, ni des hauts fonctionnaires de l’enseignement comme, par exemple, Louis Liard, recteur de Paris en 1902.

 

 Quelle serait votre définition de l'identité nationale française ? selon vous les véritables composantes de cette identité ?

 La question de l’identité nationale vient de passer au premier plan médiatique. Le débat est forcément confus et l’expression  n’est pas comprise de la même façon par tout le monde, à supposer que chacun soit au clair sur ses propres idées.

Je crois que les données pourraient se clarifier si on commençait par cerner le contenu de  l’identité nationale telle que justement la 3ème République, avant 1914, avait voulu la forger :  une identité qui se confondait avec une bonne conscience patriotique. Le 19ème siècle a vu se forger un nationalisme de gauche nourri d’une vision exaltée de la Révolution française et de la cristallisation d’une historiographie adossée au mythe de l’origine gauloise du « peuple ». Celle-ci reposait sur l’idée d’une France présente dans l’histoire depuis les « Gaulois », une France, aux causes justes, investie grâce à la Révolution d’une mission pionnière pour l’humanité ( “la France supérieure comme dogme et comme religion“ titre d’un chapitre du Peuple de Michelet 1846) et notamment celle de civiliser les « races  inférieures » (Jules Ferry 1885 ). Il fallait aussi recouvrer l’Alsace et la Lorraine, les « provinces perdues » en 1871. D’où un patriotisme de la Revanche et les certitudes de la guerre « fraîche et joyeuse » en 1914. Jaurès ayant été assassiné et la IIème Internationale opposée à la guerre désintégrée,  un chauvinisme officiel effréné a vu le jour pendant cette guerre. N’oublions pas que  tout propos justifiant  les mutineries de 1917  a été censuré jusque dans les années 1970 !

Entre les deux guerres des contre-identités, pacifiste et/ou communiste, ont vu le jour. Mais la Résistance a recoagulé un patriotisme défensif face à l’Occupation allemande, tandis que Vichy tentait de forger une identité nationale conforme au nationalisme intégral de l’extrême-droite, anti-républicain (au sens du régime et aussi des libertés fondamentales), xénophobe, antisémite.

 La deuxième moitié du XXème siècle a vu l’identité forgée par la 3ème République s’effriter sous différents facteurs : - décolonisation et guerre d’Algérie,  immigration post-coloniale, crise économique et chômage.

  L’identité nationale n’est pas une essence, une donnée immuable transmise par le passé. C’est une réalité fluide et vivante, qui se construit avec le changement. Et la Nation elle-même est un concept qui s’est transformé au cours de l’histoire.

  Il me semble qu’aujourd’hui il y aurait une sorte de rupture à opérer avec le concept d’État-nation, un et indivisble,  issu de la Révolution  (et de la monarchie absolue)  et transmis par le 19ème siècle. La nation  française au sens de la collectivité des Français est aujourd’hui multicolore, multi-identitaire,  et l’identité nationale  est inséparable de cette diversité.

Passons maintenant à Ségolène Royale ; a-t-elle, selon vous, raison de mettre en avant les symboles de la nation (de la république ?) comme elle le fait depuis quelques jours pour que la gauche les reconquiert comme elle l'affirme ?

Ségolène, la Marseillaise et le drapeau. Qu’en penser ? Je n’en sais rien. Ségolène a eu une très belle formule à Vitrolles en septembre 2006  « Français de souche, çà ne veut rien dire, comme si les autres étaient de feuillage et de branchage. » Je pense qu’avec ses Marseillaise et le drapeau dans toutes les maisons elle met un certain nombre de gens de gauche mal à leur aise et que tout cela est trop improvisé. Elle doit un peu mieux s’expliquer, ne pas sembler se couler dans les anciens mythes jacobins, reparler de la France métissée et de la décentralisation.

Il n'en reste pas moins, à parcourir les réactions sur divers forum du web, que les réactions à gauche ne sont pas forcément négatives. 

Pensez-vous finalement que la question de l'identité nationale doit être au coeur du débat de l'élection présidentielle comme elle semble le devenir depuis une semaine ? Sinon quelles devraient être les vraies priorités de cette élection ?

Elle ne doit surtout pas laisser tomber son projet  de transformation de l’État et du système éducatif, approfondir sa politique financière et économique, sans oublier le développement durable, l’Europe et l’état du monde.

 

 

   L’identité nationale se construit tous les jours dans le changement et l’invention. Rien à voir avec un ministère !

 

 

 

 * Suzanne Citron est l'auteure notamment de :

L'école bloquée, Bordas, 1971

Enseigner l’histoire aujourd’hui. La mémoire perdue et retrouvée, Éd. ouvrières 1984

Le mythe national. L'Histoire de France en question -. Les Editions Ouvrières. 1989

L’Histoire de France autrement, 1992, 2e éd. 1995 Ed. de l’Atelier

L'Histoire des hommes, Syros jeunesse 1996  2ème éd. 1999.

Mes lignes de démarcation - croyances, utopies, engagements, Syllepse, 2003 

 

 

 

 

par lofi publié dans : Politique
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Lundi 26 mars 2007

AFP - Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche que la mise en garde à vue vendredi d'une directrice d'école à Paris, qui a suscité l'indignation à gauche et dans le monde éducatif, était liée à des soupçons de "coups portés à un policier" et qu'il fallait laisser la justice "faire son travail".

"Cette affaire n'est en aucun cas en liaison avec l'interpellation d'un immigré sans papier, c'est une affaire judiciaire déclenchée parce que des coups ont été portés à un policier", a déclaré le ministre de l'Intérieur et candidat UMP à la présidentielle au "Grand rendez-vous" Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien.

"La justice veut savoir dans quelles conditions (ces coups ont été portés, ndlr), est-ce qu'on veut empêcher la justice de faire son travail?", a-t-il interrogé.

A propos de l'interpellation d'un sans papier aux abords de l'école Rampal (Paris, 19e) --qui a déclenché les incidents de mardi dernier dans lesquels la directrice est mise en cause--, Nicolas Sarkozy a défendu le travail de la police et son droit à agir à cet endroit.

A un journaliste qui lui faisait remarquer "vous aviez dit que ça ne devait pas se produire devant une école", le ministre a répliqué: "pas du tout".

"J'ai dit qu'on n'expulserait pas d'enfants scolarisés pendant l'année scolaire", a-t-il ajouté.

Un grand-père chinois en situation irrégulière a été interpellé dans un débit de boissons faisant face à l'école lors d'un contrôle de papiers "inopiné", selon le ministre.

"Sous prétexte qu'il était dans la rue de l'école il faudrait donc le laisser en liberté, en revanche il aurait été dans la rue à côté, là il eût été normal de le contrôler?", a lancé M. Sarkozy. "Je croyais que le territoire de la République c'était les mêmes droits et les mêmes devoirs sur tous les trottoirs de la République, qu'est-ce qu'on me proposait là?".

Un grand-père "raflé" alors qu'il venait chercher son petit-fils à l'école.

L'école utilisée comme moyen pour tendre des embuscades.

Une directrice d'école mise en garde à vue pour s'y être opposée.

Oui en effet, tout devient possible ...

par lofi publié dans : Politique
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Dimanche 25 mars 2007

Il a quelques temps, un élève de 6ème me disait : "De toute manière je suis nul ; c'est comme ça depuis le CP !"

L'estime de soi et la confiance en ses capacités, c'est un facteur important dans la réussite scolaire. 

Conte du folklore des indiens d'Amérique

« Un jeune Indien se promenait seul dans la forêt. Il trouva un œuf d'aigle. Croyant qu'il s'agissait d'un œuf de poule de prairie, il le déposa dans un nid de poule de la prairie.

L'oisillon vint au monde entouré de poules. Il se mit à marcher comme une poule, caqueter comme une poule, picorer comme une poule.

Un beau jour de printemps, le jeune oiseau vit une chose magnifique, c'était un immense oiseau qui s'élevait en planant dans les airs, avec une grande élégance. " Qu'est-ce que c'est que cet oiseau ?» demanda le petit aigle élevé parmi les poules de prairie. « C'est un aigle, l'oiseau le plus beau de tous les oiseaux ! ». Le petit aigle songea au privilège que ce devait être de pouvoir ainsi voler avec tant de grâce. Mais comme il savait qu'il ne pourrait jamais être un aigle, le jeune oiseau oublia rapidement son rêve.

Il vécut toute sa vie et mourut croyant qu'il était une poule de prairie. »

par lofi publié dans : Education
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