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Jeudi 30 novembre 2006

Je ne suis pas spécialiste. Je ne vais donc pas disserter sur le rapport Bentolila sur l'apprentissage de la grammaire.

Simplifier les termes employés ? Pourquoi pas ? Mais s'agit-il bien de cela ?

L'appel au bon sens d'autrefois me laisse craindre un nouveau retour en arrière. Si c'était si bien avant, pourquoi a-t-on voulu changer un jour ?

Je préfère laisser la parole aux spécialistes et aux "praticiens"

Parmi eux Ludovic Bourely s'exprime sur le sujet sur son blog : http://www.lewebpedagogique.com/journal

Morceau choisi : " ... comme tout “pédagogue”, je me sens attaqué, et méprisé par ces tentatives de retour en arrière, soutenues par cette malédiction de l’humanité : la nostalgie."

Le passant nous donne une analyse interessante également sur http://www.u-blog.net/lepassant

Lubin démontre bien l'idéologie du "retour en arrière" qui est derrière cette "réforme" http://journaldecole.canalblog.com/archives/2006/12/02/3325791.html

 

Je me souviens toutefois des heures de grammaire au collège. Qu'est-ce que j'ai pu m'y ennuyer ! Et ce n'était certainement pas la faute de ma prof car la même me passionnait pendant les heures de "lecture suivie" ou de "rédaction" ... pendant lesquelles on ne faisait pas le lien avec la grammaire ! 

par lofi publié dans : Education
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Jeudi 30 novembre 2006

Aménager le temps scolaire

> La réduction du temps de travail ne s’appliquerait-elle qu’au monde des adultes ? «L’élève au centre du système éducatif», célèbre formule qui découle de la loi d’orientation de 1989, a fait son chemin dans les esprits. Pourtant, elle ne semble pas présider à l’organisation du temps scolaire. En effet, actuellement, un élève de cours préparatoire passe dans la semaine plus de temps en classe qu’un élève de sixième. Aberrant, non ? Dans certaines filières technologiques, un adolescent suit plus de trente-cinq heures de cours hebdomadaires, auxquelles vient s’ajouter le travail personnel à la maison.

Parents comme enseignants s’élèvent contre ces horaires chargés qui peuvent épuiser ou décourager très tôt les élèves. Il est donc temps d’impulser une politique d’aménagement du temps scolaire privilégiant les intérêts des élèves. Le SE-UNSA propose d’adapter progressivement le temps d’enseignement à l’âge des élèves :
• 24 heures à l’école primaire,
• 27 heures au collège,
• 30 heures au lycée (horaires plafonds).
Bien sûr, la distinction s’impose entre temps d’enseignement et temps scolaire. Il ne s’agit en aucun cas de réduire le temps de présence des élèves au sein des écoles ou des établissements mais de l’utiliser autrement, efficacement et de façon adaptée.
Une réduction du nombre d’heures d’enseignement dégagerait du temps pour l’aide individualisée, le travail personnel, les conseils pour l’orientation, la concertation au sein de l’équipe pédagogique et les activités éducatives.
La proposition du SE-UNSA d’aménagement du temps scolaire va dans ce sens : l’École doit innover dans tous les domaines si elle veut cesser de reproduire les inégalités contre lesquelles elle entend lutter.

Ainsi, les élèves qui ne disposent pas chez eux du soutien et de la documentation appropriés pourraient trouver à l’École les ressources nécessaires.
Cette nouvelle organisation exige bien sûr le développement de l’encadrement éducatif pour compléter l’action des enseignants. La preuve a été faite, notamment avec les aide-éducateurs puis avec les assistants d’éducation, que de nouveaux métiers peuvent apporter un plus qualitatif au fonctionnement de l’École, sans remettre en cause la fonction pédagogique des enseignants.
Lorsque l’horaire hebdomadaire sera adapté à l’âge des élèves, lorsque l’alternance sept semaines de cours / deux semaines de congés sera enfin la règle, lorsque les rythmes des enfants seront également respectés dans l’organisation de la journée scolaire, alors l’intérêt des élèves sera véritablement pris en compte. D’aucuns diraient que, dans cette hypothèse, l’élève serait alors placé au centre du système éducatif et nul ne s’en plaindrait !

par lofi publié dans : Education
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Mercredi 29 novembre 2006

Depuis l'année dernière, les élèves de 3ème ayant obtenu une mention au brevet des collèges peuvent obtenir une bourse au mérite.

Depuis plusieurs années, les fonds sociaux ,attribués aux collèges pour pouvoir aider financièrement les familles en difficulté pour les dépenses liées à l'éducation, ont été largement diminués.

Changement des valeurs.

Plutôt que d'aider pour pouvoir réussir, on aide désormais(a posteriori) celui qui a réussi sans être aidé. Débrouille-toi tout seul et tu seras récompensé. Tu cumules les handicaps? tant pis pour toi.

On a remplacé la solidarité par le mérite.

Beaucoup ont acquiescé.

Certains me diront que récompenser le "mérite"  (en lieu et place de la solidarité), c'est ça être de gauche ...ah bon

par lofi publié dans : Education
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Mercredi 29 novembre 2006
Chris répond à l'article d'Alain Benezet dans le Libé de ce jour.

Cher Alain Bénézet,

Je reviens sur votre article paru ce jour dans Libé. J' y relève des erreurs, des approximations et une analyse de la situation scolaire UNE FOIS DE PLUS vue du coté enseignants.

Vous affirmez que les années 60 ont vu la construction de cités pour y parquer les immigrés. C' est faux! Elles ont été construites PAR les immigrés pour des familles françaises, les immigrés vivant quant à eux dans d' infames bidonvilles ou "camps de transit" (le joli mot!). c' est plus tard que les cités ont été occupées par des familles d' immigrés.

Après un passage que j' approuve au sujet des pédagogies différenciées dont l' efficacité est minime dans des "Ecoles-ghettos", vous revenez (encore!) sur la fameuse phrase de Ségolène Royal pronant "les 35h de présence des enseignants au collège". Et pour vous, cete phrase illustrerait un divorce entre la gauche socialiste et l' école. D'un trait de plume, vous évacuez le soutien scolaire aux élèves en difficultés pour très vite affirmer que Ségolène Royal aurait méprisé le corps enseignant. très justement, vous dites néanmoins que c' est de ce métier que dépend l' avenir de la Nation.

L' ennui, c' est qu' à aucun moment vous ne rappelez ce chiffre terrible, que je rapelle sans cesse: 150 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans aucun diplome!Les responsabilités de ce monumental gachis n'ont JAMAIS ete clairement définies. Tabou!

Puis vous abordez les 35h de manière pratique. Non, les 35h de présence ne transformeraient pas les enseignants en "moniteurs/animateurs" comme vous l' affirmez. Je fais DEJA quasiment 35h de présence dans mon établissement. J' y prépare mes cours; j' y corrige mes copies sans l' ombre d' un souci. Je pratique ainsi depuis 10 ans à peu près. Mais j' y reçois aussi mes élèves, parfois des parents. j' y rencontre ma hiérarchie, mes collègues. Travailler en équipe, soit. Mais travailler en équipe quand l' un d' entre nous quitte le collège à midi un lundi et qu' un autre y arrive le même jour à 13h, ON FAIT COMMENT?????? Les équipes pédagogiques n' ont d' équipes que le nom! Qu' on le dise une fois pour toutes!

Enfin, excusez moi d'être franc, mais je n' ai strictement rien compris à vos deux derniers paragraphes. Les 35h favoriseraient les "établissements pour les enfants de la bourgeoisie". Ah bon?????

La présence des enseignants dans l' établissement, avec des aménagements matériels (bureaux/Ordi/Téléphone lignes directes) permettrait au contraire:

- le travail en EQUIPE
- le DIALOGUE Profs/Administration/Eleves/Parents

Et la gauche y conserverait toute son âme.
par lofi publié dans : Politique
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Lundi 27 novembre 2006

Repenser l’éducation prioritaire

> L’éducation prioritaire est la grande absente de la loi d’orientation. Ce n’est pas un hasard. En effet, la politique des zones d’éducation prioritaire (ZEP) s’appuie sur une logique de territoire opposée à la logique d’aide individuelle inscrite dans la loi. Bourses au mérite, stigmatisation des élèves en difficulté par la signature de contrats dans le cadre des projets personnalisés de réussite éducative (PPRE), tout dans la loi Fillon renvoie à la responsabilité individuelle de chaque élève et de sa famille.
Inacceptable pour le SE-UNSA qui veut conserver les principes d’une discrimination positive à la française : tenir compte de la géographie sociale de notre pays tout en maintenant la référence aux principes républicains, en tout premier lieu celui d’égalité de tous devant l’École par une répartition inégale des moyens en fonction des caractéristiques sociales et culturelles des territoires.
Depuis la relance des ZEP de 1997, on cherche vainement les signes d’un pilotage national de l’éducation prioritaire de la part du ministère de l’Éducation nationale : ce sont d’autres ministères qui s’expriment en son nom et en particulier le ministère de la Cohésion sociale avec ses dispositifs de réussite éducative, nouveaux cadres venant s’ajouter à l’empilement de dispositifs variés (Contrat éducatif local, Contrat local d’accompagnement à la scolarité, École ouverte…) tandis que d’autres classifications (établissement sensible, difficile, plan violence...), mal raccordées aux ZEP existantes, contribuent à la perte de sens de l’éducation prioritaire.
Multiplication des dispositifs sans cohérence, dilution des moyens due à l’extension de la carte des ZEP-REP, silences ministériels, focalisation sur les indemnités et les avantages en termes de carrière pour les personnels plutôt que sur l’amélioration des conditions d’exercice du métier, voilà les maux dont souffre l’éducation prioritaire.

La politique d’éducation prioritaire doit bien sûr s’appuyer sur des moyens supplémentaires et spécifiques. À des problèmes hors norme, doivent répondre des moyens hors norme. Ces moyens doivent permettre :
• de diminuer la taille des établissements et d’en faire des pôles d’excellence (équipements, sections, options les plus attractifs) ;
• de disposer dans les établissements des compétences spécifiques (psychologues scolaires, éducateurs, personnels sociaux et de santé…) nécessaires aux équipes pour leur permettre de résoudre les problèmes de comportement de certains élèves ;
• d’améliorer les conditions de travail et d’abaisser de façon significative (au moins trois heures) le service des enseignants : l’objectif est de renforcer la stabilité des équipes, de répondre aux besoins plus importants d’aide aux élèves, de relation avec les familles, de concertation et donc de solidarité entre enseignants ;
• d’assurer une prise en charge continue des élèves dans l’établissement et de réaliser une baisse très significative des effectifs de classe (moins de vingt élèves).
Tout cela passe non pas par l’augmentation des heures supplémentaires, mais par l’accroissement des postes budgétaires qui contribuent à une présence éducative plus importante d’adultes dans l’établissement. Les moyens doivent être accordés en fonction des besoins repérés par les équipes dans le cadre de l’élaboration de leur projet. Ces moyens incluent la formation et l’accompagnement des projets et des personnes.
Pour le SE-UNSA, «éducation prioritaire» ne doit pas être une expression vidée de son sens, elle doit effectivement être la priorité de l’Éducation nationale. La cohésion de notre nation en dépend.

par lofi publié dans : Education
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"Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner" (Gaston Bachelard)

"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim" (Michel Tardy)

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