Education & Politique
"Il ne suffit pas de voter à gauche pour être un enseignant de
gauche"
On se souvient de la verte réaction d'Aimé Césaire à la décision d'enseigner les "aspects positifs de la colonisation".
Les controverses sur l'enseignement de l'histoire et plus particulièrement sur l'identité nationale qui en émane n'ont cessé depuis.
L'ouvrage
collectif précédemment annoncé tente de disséquer la volonté présidentielle de s'appuyer sur une histoire
nationale mythique.
L'historienne Suzanne Citron, que les visiteurs de ce blog connaissent bien (puisqu'elle nous a fait plusieurs fois l'honneur d'y publier quelques réflexions) fut l'une des premières à dénoncer
le mythe national présent dans l'enseignement de l'histoire depuis la IIIème république.
Les éditions de l'atelier ont eu la bonne idée de republier en format de poche, une version actualisée de son
"Mythe National, - L'histoire de France
revisitée"
Le
mythe national
L'identité nationale fait l'objet de vives controverses. Sur quelle vision de l'histoire doit-elle reposer ? Celle d'une France gauloise, continuée par les
rois, accomplie définitivement avec la République ? Ou celle d'une France métissée, faite de diversités culturelles et ethniques, ouverte sur l'avenir ?
Pour repenser l'histoire de France, il faut d'abord décortiquer, à travers les anciens manuels scolaires, le schéma du « roman national » de la Troisième République. Ce récit linéaire et continu
d'une France pré-incarnée dans la Gaule légitime, en occultant victimes et vaincus, les pouvoirs et les conquêtes qui ont non seulement créé la France, mais encore la « plus grande France »,
c'est-à-dire un empire colonial. Les recherches portant sur l'histoire de Vichy, de la colonisation, de l'immigration, de la guerre d'Algérie, tout comme les débats autour des lois mémorielles
ont provoqué d'incontestables avancées. Mais ont-ils vraiment révisé le mythe hérité de l'avant-dernier siècle, ou n'en ont-ils égratigné que quelques pans ?
Cette nouvelle édition du Mythe national s'attache, en s'appuyant sur la rigueur du travail historique, à revisiter le passé pour donner sens à une France aux multiples racines, membre de l'Union
européenne, morceau de la planète et segment de l'histoire humaine.
"Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner" (Gaston Bachelard)
"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim" (Michel Tardy)
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